Le Paris-Dakar : une affaire qui roule !

Le Paris-Dakar : une affaire qui roule !

Cette course mythique part le 6 janvier 2019 de Lima et s’y achève le 17, après avoir longé la côte péruvienne. Mais pourquoi appelle-t-on Paris-Dakar une course qui ne part pas de Paris et n’arrive pas à Dakar ? Quels sont les véhicules autorisés à participer ? Et qui est donc ce Peterhansel ? Toutes les réponses à vos questions sont dans cet article, et bien plus encore…

La première course démarre le 26 décembre 1978 de Paris et arrive à Dakar le 14 janvier 1979. Son organisateur, Thierry Sabine, en a l’idée après s’être égaré dans le désert lors d’un rallye en Libye. Il organise donc cette aventure démesurée, longue de près de 10 000 kilomètres. Sur 200 concurrents ayant quitté Paris pour la capitale sénégalaise, seuls 74 y parviendront.

La course connaît un véritable succès, tant pour le nombre de participants que pour l’engouement qu’elle crée : l’édition de 1988 accueille 603 véhicules, un record !

Le rallye a cependant dû quitter l’Afrique à partir de 2009 : en effet, la menace terroriste qui pesait sur la course était trop importante et avait même entraîné l’annulation de l’édition 2008. La délocalisation en Amérique du Sud représentait aux yeux des organisateurs un compromis permettant d’assurer le bon déroulement du rallye. Rebaptisée Rallye Raid Dakar, la course continue d’attirer des participants malgré le changement de continent : on dénombre cette année plus de 300 véhicules engagés.

L’Amérique du Sud pourrait cependant ne pas être le théâtre de tous les Dakar : des rumeurs circuleraient concernant un possible retour en Afrique dans les prochaines années, mais rien d’officiel n’a été communiqué…     

Les concurrents se regroupent dans 5 catégories indépendantes :

CAMION

équipage de 2 à 4 personnes, avec 1 seul pilote

AUTO

équipage de 2 personnes, 1 pilote et 1 copilote

SxS
(Side by Side, voiture modifiée plus légère)

équipage de 2 personnes, 1 pilote et 1 copilote

MOTO

1 pilote, qui est forcément le même pour toutes les étapes

QUAD

1 pilote, qui est forcément le même pour toutes les étapes

Les étapes ne sont pas toutes similaires pour chaque catégorie, puisqu’elles ne sont pas toujours accessibles à tous les types de véhicules. Les étapes sont en elles-mêmes différentes : on parle de spéciale si la partie de l’étape est chronométrée et de liaison si non. Elles comptent toutes les deux pour le classement final.

Voici quelques chiffres pour se faire une idée plus précise de l’ampleur de la course :

On compte 334 véhicules engagés :

  • 138 motos
  • 29 quads
  • 96 autos
  • 30 SxS
  • 41 camions

17 femmes seront au départ de cette édition 2019, ce qui représente le plus fort total depuis 2009 ; 2 équipages sont exclusivement féminins.

La course peut se targuer d’être internationale : elle regroupe des participants de 61 nationalités différentes !

Le saviez-vous ? Pour la première fois de l’histoire du Dakar, un concurrent trisomique participe : Lucas Barron, 25 ans et atteint de la maladie de Down, sera le copilote de son père en catégorie SxS.

Zoom sur… L’édition de 1986 

La 7e édition du Paris Dakar est particulière, car elle est endeuillée par un tragique événement extrasportif : le 14 janvier 1986, un hélicoptère transportant notamment Thierry Sabine, l’organisateur du rallye, et Daniel Balavoine, chanteur engagé dans une organisation caritative accompagnant le Dakar, s’écrase, causant la mort de tous ses passagers. Le rallye continue malgré tout, mais l’esprit de la course est forcément altéré. Yasuo Kaneko, motard japonais renversé par un conducteur étranger à la course, et Gianpaolo Marianoni, qui succombe 2 jours après l’arrivée à la suite d’une chute lors de la course, s’ajoutent au triste bilan de cette édition. Gilbert Sabine, le père de Thierry, et Patrick Verdoy reprennent l’organisation de la course.

Zoom sur… Stéphane Peterhansel, le monsieur Record du rally

Pilote français né en 1965, son destin de champion de moto et automobile est tout tracé : son père, pilote de moto en tout-terrain, lui fait découvrir cet univers dès son plus jeune âge, et le jeune Stéphane, âgé de 15 ans, va même participer à des courses sous l’identité de son père !

Il prend part au Paris-Dakar pour la première fois en 1988, en moto, et le remporte dès sa 3e participation, en 1991. C’est le début d’une longue série : il triomphera 6 fois en moto au total, avant d’y participer dans la catégorie auto à partir de 1999, dont il sera 7 fois vainqueur.
Il est encore inscrit à l’édition de cette année, qu’il tentera de remporter dans la catégorie auto.

Cette édition 2019 célébrera donc les 40 ans du Paris-Dakar. Riche, intense, parfois dramatique, mais toujours palpitant : le Dakar est le rallye des puristes comme des néophytes, et il devrait être cette année encore plein de rebondissements et d’affrontements pour la victoire finale !

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