The Newsroom - Saison 3

The Newsroom – Saison 3

6 petits tours et puis s’en va… La série d’Aaron Sorkin diffusée sur HBO n’aura pas grandement convaincu la chaîne, et son créateur aura depuis eu une légère préférence pour le cinéma. Les aventures de Will McAvoy et son équipe semblent s’arrêter plus tôt que prévu. Au moins aura t-on un dernier run de 6 épisodes pour leur dire au-revoir.

Et dans cette dernière ligne droite, on aura vu l’essoufflement de la série. De la volonté de bien refermer la porte, Sorkin porte plus d’attentions à ses personnages qu’à ses fameuses storylines. Le background est pourtant étoffé : rachat de la chaîne, le marathon de Boston, quelques scandales… THE NEWSROOM porte toujours haut ses envies de venir remuer l’information et la manière dont on l’a diffuse, l’a digère. Saison à moitié réussie donc, car en moitié moins de temps, et en parlant de faits récents, Sorkin doit aussi tout arrêter, et donc précipiter un peu les choses.

C’était la belle idée de la série dès le départ ; pouvoir nous confronter au monde des médias, leurs évolutions, leurs dérives et confronter l’image historique des journalistes aux nouvelles technologies. Anciennes écoles contre nouvelles. En cela, la troisième saison sonne le glas de l’espérance : il faut s’adapter pour survivre. Ou lutter, et les derniers instants que Sorkin manipule avec talent, sont à l’image de la série. Il n’y aura pas de vainqueurs, mais un continuel dialogue pour conserver, entre mille innovations, le fil conducteur d’une certaine déontologie.

THE NEWSROOM aura enchanté par l’écriture ciselé d’Aaron Sorkin, et un casting séduisant porté par Jeff Daniels. Le trublion de DUMB & DUMBER DE (au cinéma en cette fin d’année) aura prouvé qu’il peut tout jouer. Sorkin, à l’inverse, se focalise bien sur l’atout charme de la série, son équipe aux personnalités attachantes, pour refermer la série. Notamment la psychologie de son héros, façonné à sa propre image. Le dernier épisode, en forme d’hommage et d’adieux, est un parfait exemple des prouesses qu’il peut accomplir. Et qu’on aimera retrouver dans ses prochaines projets.

3.5 / 5