Mr Robot - saison 2 : cyber-migraine

Mr Robot – saison 2 : cyber-migraine

Avec Mr Robot, on avait découvert la capacité de Sam Esmail à transposer un dérivé de Fight Club dans le monde financier et numérique d’aujourd’hui. Après une brillante saison 1 au plot twist explosif, le risque était grand de voir le soufflé retomber rapidement. C’était sans compter sur une équipe décidément douée pour jouer avec les nerfs et les cerveaux de ses spectateurs, quitte à en lasser quelques uns.

Globalisation du scenario

Avec le recul, on se rend compte que cette saison 2 est partie dans tous les sens. Hackers, Chine, FBI, E-Corp, Dark Web, Dark Army, prison, drogue, femtocell, mère isolée adultérine, et bien sûr : illusion. Pour tenter de reprendre le fil : après l’explosion de la finance lors de l’événement du 8 mai, Elliot tente de trouver une routine loin des ordinateurs et de la jouer discret. Cela ne durera pas. Le FBI enquête et traque Tyrell Wellick, coupable public désigné qui a laissé femme et enfant derrière lui. Pendant ce temps, le groupe de Darlene est décidé à continuer ses attaques tout en effaçant ses traces, sans se douter que la Dark Army (son homologue chinois) est toujours de la partie, ainsi que le FBI tant qu’à faire.

Et cela va nous emmener loin. Mise en place de nouveaux personnages (l’agent Del Pierro) et disparition d’anciens, tractations internes chez E-Corp et réorganisation publique de la vie bancaire, Mr Robot jette des pistes un peu partout comme autant de filets de pêche, et elle ne les remonte pas tous. L’explication en est finalement assez simple et pour ne pas gâcher le plaisir on ne pourra pas la révéler ici, mais disons que la saison 2 est dans la lignée de la précédente : on peut s’attendre à du retournement de situation.

Mais mais mais, reconnaissons-le : à force de nous promener, la série se prend aussi un peu trop la tête. On part parfois dans des délires soit inutiles soit bien trop longs (un moment sitcom de 20 minutes en a dérouté plus d’un) et bien sûr, comme toujours Mr Robot est du genre bavard.

Alors certes, on a rarement vu une série aussi méticuleuse dans sa volonté de prendre le spectateur à part pour mieux s’en servir. Mais attention à la prise de tête, voire de melon. On sera très attentif pour la saison 3.

4 / 5

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