❤️☠️🤖 Love, Death + Robots - Une anthologie de courts métrages d'animation adultes sur Netflix

❤️☠️🤖 Love, Death + Robots – Une anthologie de courts métrages d’animation adultes sur Netflix

Netflix ne fait pas que dans l’histoire d’adolescents confrontés au mystérieux : désormais le diffuseur mondial cherche à conquérir de nombreux territoires, et combler les manques. LOVE, DEATH + ROBOTS a la particularité de s’adresser réellement à un public adulte, avec une proposition de courts métrages d’animation (coucou Animatrix) digérés par Tim Miller (DEADPOOL) et David Fincher. Melting pot convaincant ?

Dans sa globalité, la série possède de nombreuses qualités pour les amateurs de science-fiction, à commencer par la réussite visuelle de l’ensemble. Si la mode semble être à la cinématique de jeu vidéo (ou similaire), ce n’est pas un défaut : dans sa grande globalité ce sont de vraies performances qui sont présentées, en appuyant aisément le côté fantastique développé.

Mais LOVE, DEATH + ROBOTS sent aussi bon la testostérone, et recycle de nombreux concepts déjà vus, voire utilise des images d’Epinal des genres abordés. TERMINATOR, STARSHIP TROOPERS, HELLBOY, WALL-E… sont autant de références citées trop directement, et le plus souvent dans un contexte 100% masculin, ne tirant pas le geek de son ornière genrée (ou du moins le croit-on).

Le format court n’aide pas formellement à développer les bonnes idées : les vignettes de dix minutes environ semblent être un obstacle à l’approfondissement du storytelling, ne livrant que des morceaux d’histoires réellement frustrant (quand on voit les possibilités visuelles). Loin d’être originale, la mini-série Netflix semble présenter le best-of des concepts arts d’une ancienne génération d’idées, sans parvenir à renouveler la vision du genre… des genres ?

Love, Death + Robots – Top 5

Beyond the Aquila Rift – Outre la réussite technique, voilà un épisode symbolisant la volonté -18 ans de la série, et qui exploite adroitement les jeux de mémoire. Dans la lignée du pilote, Sonnie’s Edge, également bien gore.

Lucky 13 – Enfin une héroïne (ou deux ?) et la volonté de creuser un sillon un peu plus spirituel. Dommage que ce soit si court.

When the Yogurt Took Over – Parce qu’il n’y a pas de raison que les yaourts ne dominent pas le monde.

Blind Spot – Fast & Furious version cyberpunk, ça fonctionne car l’idée simple tient sur le format court. Pas besoin de plus.

Helping Hand – Si vous aimez Gravity, en voici la version trash, qui ne démérite pas par ses idées.

3.5 / 5

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