4 raisons pour rattraper Peaky Blinders

4 raisons pour rattraper Peaky Blinders

Alors que sa 3e saison arrive le 5 mai sur la BBC, il est temps de rattraper (revoir ?) PEAKY BLINDERS, série de 2×6 épisodes nous plongeant au Royaume-Uni dans l’après première guerre mondiale, entre traumatismes & trafics en tous genres sur les pas de la famille Shelby : le gang des Peaky Blinders. Alors pourquoi découvrir cette série ?

POUR LA QUALITE

Dès les premiers instants, on comprend que la création de Steven Knight (LES PROMESSES DE L’OMBRE, LOCKE) va s’intéresser autant au fond qu’à la forme. Dans ce bourbier de début du siècle, Knight mixe réalisme et onirique. On note un travail énorme sur les costumes et les décors, tout comme l’interprétation ou la réalisation. On est ici devant l’une des meilleures créations européennes du genre, qui par petites étapes (6 épisodes par saison) prend néamoins le temps de s’installer, et tisser plusieurs histoires les unes sur les autres.

PeakyBlindersFamily

POUR LE CASTING

Cillian Murphy en rôle titre, en voilà une brillante idée pour un comédien talentueux passé devant la caméra de quelques grands noms (Danny Boyle, Christopher Nolan, Neil Jordan, dernièrement Ron Howard), démontrant sa grande implication à chaque rôle. Il joue ici le leader d’une grande fratrie, les Shelby, aussi calme qu’implacable.

A ses côtés, on aperçoit Sam Neill (idée brillante de lui confier le rôle du méchant policier), Paul Anderson qui commence à bien s’installer dans la production ciné & télévisée anglo-saxonne, Tom Hardy et Charlotte Riley en saison 2, rien de moins. Et on vous rassure, le reste du casting est pour le moins convaincant pour cette reconstitution grandeur nature (accent compris) des années 1920.

POUR LA MUSIQUE

La chanson du générique donne le ton : Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seeds. Le reste suit avec élégance : PJ Harvey, les Arctic Monkeys, Tom Waits, The White Stripes, Nick Cave & Warren Ellis, The Raconteurs, Dan Auerbach (moitié des Black Keys), The Dead Weather, Johnny Cash, The Kills, Royal Blood, Laura Marling, Black Pistol Fire, Black Rebel Motorcycle Club… Un tissu rock moderne et très garage pour habiller une série d’époque, le résultat fonctionne à 200%. Nous on en redemande.

POUR LE CONTEXTE

Situé dans l’époque traumatisée post-Première Guerre Mondiale, PEAKY BLINDERS suit le retour à la réalité de quelques combattants (le héros en premier), et le redémarrage d’une Angleterre sacrifiée. On pense évidemment à BOARDWALK EMPIRE, grande soeur américaine à l’histoire similaire : des gangsters tentant de s’imposer sur leur territoire. Les gitans Shelby, issus des quartiers défavorisés proche de Londres, travaillent dur pour étendre leur territoire.

Dans le même genre, et tout aussi corsé, on pensera évidemment à DEADWOOD, THE SHIELD ou SONS OF ANARCHY. Car oui, avec les Shelby on ne rigole pas, et il ne faut pas parier sur la durée de vie de certains personnages.

Bonne nouvelle, la saison 3 est diffusée ce mois de mai 2016 en Angleterre. Et bientôt en France ?

5 / 5

🍻 Envie de vous exprimer librement ? Onlike est une plateforme ouverte aux contributions. Pour en savoir plus, rendez-vous ici.


À lire aussi
Au coeur de l’océan Ron Howard prouve qu'il est aussi à l'aise en pleine mer que dans d'autres milieux. Son film est la promesse d'une grande aventure sur grand écran.
Dunkerque, la course contre la mort de Christopher Nolan L'auteur d'Interstellar confirme sa volonté de proposer du grand cinéma avec son regard chronométré sur la débâcle de Dunkerque en 1940.
NEXT ⬇️ show must go on