Years & Years - Communion

Years & Years – Communion

Je me fais rarement surprendre par des albums de dance pop. C’est d’ailleurs probablement votre cas également, et celui de tout le monde en fait. Et pourtant je me suis fait régulièrement piéger par les singles ultra-accrocheurs issus de ce jeune trio britannique (inconnu au bataillon il y a encore un an) à mesure qu’ils sortaient. Desire, King, Take Shelter, Shine… au final, le premier album de Years & Years s’apparente à un best-of de ce que les dancefloors du monde ont diffusé ces derniers mois.

Impressionnant de facilité, Communion déroule les pistes comme autant de leçons d’électro à retenir, et s’offre même le luxe de fournir de belles surprises qui n’étaient pas encore sorties en single (coucou Border). Du très lourd et pourtant, contrairement aux classiques du genre, ce n’est pas avec les basses à fond que Years & Years s’impose. C’est plutôt grâce à son enchevêtrement de voix en parfaite harmonie, couplées à des accélérations et autres cassures de rythmes, sans oublier un talent mélodique indéniable.

Malins jusqu’au bout avec le sentimental Memo qui termine l’album (du moins sa version « simple », sachant qu’une deluxe et même une super deluxe existent, merci le marketing), Communion ne fait pas dans la demi-mesure pour conquérir la planète house et synthpop. A vrai dire, les trois jeunes de Years & Years ont un boulevard devant eux, avec ce démarrage qui n’est pas sans rappeler celui de Disclosure. Une chose est certaine : il ne faudra pas les rater samedi 29 août à Rock en Seine, et c’est sur la « petite » scène Pression Live que la magie opèrera.

4.5 / 5