James Blake - The Colour In Anything : son moins bon album, mais le niveau reste élevé

James Blake – The Colour In Anything : son moins bon album, mais le niveau reste élevé

Qui mieux que James Blake sonne comme du James Blake (attention cette phrase peut faire penser à une publicité) ? Réponse : James Blake. Le Britannique sort un troisième album copieux (17 pistes) dans lequel il mélange ses grands classiques à base de vocalises électro, et des moments plus durs, toujours électroniques, mais moins mélodiques (Points, I Hope My Life).

Ainsi il fait mine de ne pas vouloir s’enfermer dans son style, alors qu’en réalité il y est coincé depuis le début. Mais comment lui reprocher, lui qui bénéficie d’un quasi-monopole de registre et a trouvé son public il y a bien longtemps ? Qui peut-on réellement rapprocher de James Blake ? à part peut-être quand il monte dans les aigus comme son compatriote Sam Smith.

Mais surtout, surtout, le changement c’est de nous gratifier de pistes soporifiques. Si vous avez déjà vu James Blake en concert, vous connaissez sa capacité à… endormir le public. L’effet de somnolence nous arrive désormais de plus en plus sur l’album. Revers de la médaille pour un artiste que l’on connaît bien : il surprend moins. The Colour In Anything est donc de loin le moins bon album produit, et il égratigne un peu l’aura magique de l’artiste (qui pourtant sait s’entourer de hype, via ses collaborations avec Bon Iver et Frank Ocean). Et puis, il succède au sublime Overgrown qui avait mis la barre très haut et assumait totalement son côté « disque d’ambiance ». Pas facile. Alors on lui pardonne — pour cette fois — mais une chose est sûre : on veut désormais être surpris avec la suite.

3.5 / 5

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