Dirty Projectors - Lamp Lit Prose

Dirty Projectors – Lamp Lit Prose

David Longstreth — de retour aux commandes du projet Dirty Projectors — est infatigable. Lamp Lit Prose, le neuvième album (mais le premier depuis sa rupture avec Amber Coffman) est ébouriffant tant il part de nouveau dans de nombreuses directions. « I Feel Energy« , entend-on de multiples fois sur le morceau du même nom, et il serait vain de le nier.

De l’électro-chill au folk-rock, il y en a encore pour tous les goûts. Avec le renfort de collaborations (Syd, Robin Pecknold, Rostam Batmanglij, Amber Mark, Empress Of et Dear Nora) Lamp Lit Prose ne lasse jamais. À vrai dire, il faut la voix de Longstreth sur chaque morceau pour conférer une cohérence à l’album.

Pour lui, Lamp Lit Prose est le Yang qui vient compléter le Yin de l’album Dirty Projectors (chronique en anglais). Les morceaux apparaissent comme le signe d’une nouvelle page qui se tourne pour Dave : l’espoir après sa peine de cœur.

Plus de guitares et d’harmonies vocales, quelques morceaux qui se détachent (What Is The Time, le très joli (I Wanna) Feel It All de clôture) et l’affaire est dans le sac. Décidément le projet Dirty Projectors fait mieux que résister aux tempêtes : il vogue et trace son sillon sans subir d’avaries.

3.8 / 5

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