Les 10 choses à savoir avant de partir au Japon
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Les 10 choses à savoir avant de partir au Japon

Fin d’année chargée ? Vacances à préparer ? Si on pense à partir loin, histoire de se changer les idées, le Japon peut sembler séduisant. Dépaysement assuré, culture à découvrir, on a demandé à Chloé (qui nous partage ses photos) de nous résumer les informations essentielles à savoir avant de poser les pieds au pays du soleil levant.

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Le Japon est un pays où les règles sont très respectées. Attention à la ponctualité des transports, mais aussi à ne pas traverser les passages piétons n’importe quand. Calmes et concentrés, les japonais ne sont pas très communicatifs et parlent peu anglais. Toutefois vous découvrirez un pays charmant, qui n’est pas à un paradoxe près, entre une modernité absolue (en plein Tokyo) et des traditions très anciennes et très visibles.

Une vraie culture à découvrir qui offrira de nombreux avantages, mais reste tournée vers elle-même. Sans manquer de rien, le touriste lambda devra souvent se débrouiller seul pour comprendre où aller, quoi manger, etc… Un voyage où il faut savoir être autonome : ensuite les infrastructures du pays particulièrement efficaces vous permettront de découvrir de nombreuses choses en quelques jours.

Quand doit-on y aller ?

Le printemps est la période la plus réputée, très touristique, mais je préfère l’automne. La température avoisine les 20 degrés en journée et les feuilles d’automne sont superbes. On évite ainsi l’affluence de la période des cerisiers ! Même en décembre la météo reste très convenable.

Où on dort ?

La chaine d’hôtels Hana Hostel propose un très bon rapport qualité prix et l’ambiance y est très sympa. A Tokyo, je recommande le Kimi Ryokan qui est de style japonais, mais encore une fois à tarif abordable. Attention, il vaut mieux réserver 6 mois à l’avance pour avoir de la place ! Les sites comme Airbnb sont assez efficaces, les japonais répondent rapidement.

Le couchsurfing au Japon est aussi une expérience très sympa !

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Osaka

Pour Tokyo, on vous conseille de rester côté ouest, vers Shibuya ou Shinjuku, deux quartiers très animés et très bien connectés côté transport.

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C’est quoi le Japon traditionnel ?

Tout dépend de vos centres d’intérêts ! En été se protéger de la chaleur dans une maison de thé et assister à une cérémonie vous fera passer un bon moment.

Tester le Onsen (bains japonais) est inévitable ! Pour cela, rendez-vous à Ito, près de Tokyo. Mais on en trouve aussi dans tous le Japon, dans des établissements dédiés ou dans des hôtels. Suivant une tradition bien installé, le onsen est un bain chaud intérieur et/ou extérieur, avec un sauna. Vous devrez vous baigner intégralement nu, et les bains souvent exclusivement dédiés aux personnes de même sexe. Concernant les tatouages, renseignez-vous auprès de votre hôte : ils sont généralement acceptés pour les occidentaux, sauf si des motifs contreviennent à la culture japonaise, ou rappellent les tatouages de la mafia japonaise.

Les Rotemburo sont aussi à tester, ce sont aussi des bains, mais en extérieur.

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Rotemburo

Par quoi on commence (pour le premier voyage) ?

Le Nijo Jo et le Kyoumizu Dera à Kyoto sont incontournables. En automne, une promenade à Minoo à 30 minutes d’Osaka, s’impose pour admirer les belles feuilles rouges.

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Cascades de Minoo

A Tokyo, essayez les bars à thèmes comme les bars prisons ou le restaurant Alice au Pays des merveilles ! et bien sûr les Izakaya pour essayer les bars japonais où l’on partage des petits plats typiques.

Si vous avez le temps, faites une halte pour visiter un château japonais, comme Himeji ou Matsumoto.

Qu’est ce qu’on mange ?

Testez le natto, c’est du soja fermenté que l’on mélange avec une étrange moutarde. Une spécialité typique mais pas très appréciée des palais occidentaux !

Sinon, les okonomiyaki (omelette japonaise), Takoyaki (boulette de poulpe), Soba (nouilles de sarrazin) sont des plats délicieux. Autre plat original, le Ochazuke qui est un bol de riz avec du poisson cru, que l’on cuit très légèrement en versant du thé dessus.

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Riz au curry

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Soba

Globalement vous ne manquerez pas de restaurants à des prix très compétitifs. En plein Tokyo, le budget pour un plat et une boisson tournera autour de 10 euros (1300 yens), voir moins, si vous ne visez pas le haut de gamme. On vous conseille de tenter l’aventure ; dans chaque immeuble de Tokyo les restaurants existent sur plusieurs étages, voir dans des recoins, un peu cachés, ou en sous-sol. Sortez des grandes avenues, découvrez les petits restaurants plus charmants, où l’accueil sera meilleur et le service rapide.

Vous pourriez être confronté dans certains à une borne où commander votre nourriture, et dans ces cas là rarement de menus en anglais. Si la qualité est à chaque fois présente, vous pourriez vous retrouvez avec des commandes disproportionnées (du riz servi avec vos pâtes, par exemple) sans que cela coûte plus cher. Seul vrai conseil, alternez les envies entre sushis, soupe ou plats venant de toute l’Asie ! Le plaisir sera toujours au rendez-vous.

Dernier conseil, les mall (centres commerciaux) disposent de nombreux restaurants souvent regroupés à un étage. Un ultime recours si vous ne trouvez rien dans les rues environnantes…

Comment on voyage ?

Le JR Pass sera ton meilleur ami : uniquement accessible aux touristes, mais en achetant une contremarque avant son départ. C’est un forfait à différentes formules (illimité 7 jours, 15 jours…) qui permet d’emprunter le réseau de train JR (Japan Rail – l’un des réseaux de train du pays, mais sans doute le plus pratique) entre chaque grande ville, notamment avec le Shinkansen, train à grande vitesse.

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JR Pass

Une fois la contremarque achetée (en France notamment via Vivre le Japon), vous pourrez l’échanger dans une agence JR sur place, ce qui vous permettra d’emprunter sur la période allouée les trains à votre convenance. Le retrait des pass se fait par exemple à la gare centrale de Tokyo, où on vous demandera votre passeport et une adresse de résidence (hôtel ou autre – un simple email à défaut suffit).

En théorie, pas besoin de réserver : vous monterez dans le premier train avec de la disponibilité. Les réservations sont toutefois possibles, évidemment. Une documentation vous est remise avec le pass, vous résumant toutes les possibilités et vous pourrez réserver tout de suite l’ensemble des trajets que vous voulez. Point bonus, la ligne JR East desservant Osaka et Kyoto vous offrira un point de vue sur la côte nippone, mais également sur le mont Fuji.

Le fonctionnement est ensuite extrêmement classique. Attention toutefois : les japonais sont extrêmement ponctuels. Le départ se fait à l’heure, et les haltes aux différentes gares durent rarement plus de 3 minutes. Il vous faudra rester vigilant pour ne pas rater votre arrêt. Aux terminus, vous découvrirez le ballet des femmes de ménages, nettoyant les rames en 10 minutes avant chaque départ ; vous n’aurez généralement accès au train que dans les dernières miutes.

D’autres réseaux existent : à vous de vérifier avant votre départ, selon votre parcours, quelles compagnies desservent quelles lignes.

Et à Tokyo ?

Attention, labyrinthe. Plusieurs compagnies privées co-existent, et plusieurs modes de voyages sont possibles. En premier lieu des cartes (Pasmo ou Suica, identiques) sont disponibles ; vous chargez dessus une somme, qui est débitée en fonction du nombre de stations parcourues. Très pratiques, elles vous évitent de réfléchir lors du changement de lignes (métro, trains de banlieue ou JR) et vous font économiser quelques yens par rapport au prix du ticket classique.

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A vous de réfléchir à votre parcours chaque jour pour ne pas débiter trop rapidement votre carte et devoir recharger. Globalement comptez 1000 yens pour une journée active. Si vous arrivez en fin de parcours sans la somme nécessaire, vous pourrez rechargez avant la sortie.

Ne pas les jetez pas en sortant de Tokyo (de toute façon vous aurez versé une caution de 500 yens à récupérer à la fin de votre séjour), elles pourront vous servir dans différents réseaux proches, comme la ligne Hakone Tozan (desservant la « Suisse nippone ») à 70 kilomètres de la ville, ou à Miyajima à côté d’Hiroshima. Elle vous sera utile également dans d’autres villes et lieux touristiques !

Il existe également des Pass de métro à la journée (1 jour, 2 jour, 3 jours…), mais certains ne desservent que des parties limitées du réseau (comme la ligne entre l’aéroport et la ville). Le réseau est très dense, et il vous faudra jongler avec le passage de plusieurs portiques selon les changements de lignes. Toutefois, après quelques heures d’usage vous en comprendrez la logique et l’efficacité (les trajets sont fluides et sans retards et les changements rapides).

Vos trajets en métro s’organiseront ainsi autour des couleurs et noms de chaque ligne, et des noms voir numéros de station (J17 à A08 par exemple), alors que les lignes de train et JR n’ont hérités que de noms.

On retire sur place ?

Il vaut mieux faire du change avant. Des bureaux comme Or et Change et CC Opéra (à Paris) proposent des taux intéressants. Sur place, il est très commun d’utiliser des espèces. Le Japon reste un pays très sûr, et à vous de voir les charges de votre carte bancaire à chaque utilisation.

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Kyomizu dera à Kyoto

Et sinon, on recharge ?

N’oubliez pas votre adaptateur ! Le réseau électrique est plus faible qu’en Europe, vos appareils pourraient mettre plus de temps à se charger.

Des sites pour trouver le maximum d’infos ?

Le site Kanpai est très complet sur les questions pratiques. Vous pouvez aussi regarder Japan in Motion pour vous immerger complètement dans la culture nippone !

Bonus : et le wifi ?

De façon étonnante, le Japon n’offre pas le wifi en accès libre partout, même dans les grandes villes. Pour le voyageur un peu perdu, le plus simple accès se fera dans les gares (au moins la JR centrale de Tokyo) et… près des 7 Eleven, supérettes existant partout dans le pays.

A Kyoto un réseau municipal existe, mais reste un peu capricieux.

Bonus : et pour les fumeurs ?

Bonne nouvelle, les paquets de cigarettes semblent se vendre à des prix très attractifs (environ 3 euros). Mauvaise nouvelle, fumer est interdit dans la plupart des lieux publics, et dans la rue. Vous devrez rejoindre des zones fumeurs à certains carrefours, ou allumer votre cigarette dans des rues moins passantes pour ne pas vous faire remarquer.

A l’inverse, il est tout à fait classique de fumer dans la plupart des restaurants ou bars, une chose dont nous n’avons plus l’habitude en Europe. Et il existe des wagons fumeurs dans les Shinkansen !

Bonus : et les toilettes ?

Bonne nouvelle, au Japon il y a des toilettes partout ! Ou quasiment. Chaque grosse station de métro, ou gare, en proposent en accès gratuit. Au Japon, les WC sont à la pointe de la technologie, une autre découverte culturel qui commence par le siège chauffé ou des jets d’eau… On vous laisse découvrir (et comprendre).

Toilettes japonaises. #wc #bathroom #japan

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