Player One

Player One

Succès littéraire de ces dernières années (prix Prometheus en 2012, publié en France en 2013), READY PLAYER ONE (titre VO) a fait parler de lui en étant adapté au cinéma comme le prochain film d’un certain Steven Spielberg (qui a déjà 2 films à venir : LE PONT DES ESPIONS et LE BON GROS GEANT). Roman d’anticipation flirtant avec plusieurs genres, le livre d’Ernest Cline est un immense hommage aux années 80 qui offre une action en continu sur plusieurs niveaux.

Limpide dans son déroulé, l’histoire conte l’aventure vécue par un lycéen au coeur d’un monde qui court à sa perte, et où chacun s’évade dans une réalité virtuelle bien plus confortable que la vraie réalité. Le jeune homme, Wade, est à la poursuite des secrets du fondateur de cet univers intangible, décédé en offrant les clefs de son empire à celui ou celle qui en résoudraient les mystères. Entre la pression des vraies multinationales déterminées à s’en emparer en premières, et la solidarité de plusieurs individus comme Wade, le livre ouvre de larges fenêtres sur la culture des années 80, entre jeux vidéos vintage, références cinématographiques ou musicales.

Idéal pour un jeune lectorat, PLAYER ONE se lit aisément, mais évite les pièges des habituelles sagas. Le volume se suffit à lui-même, et s’il a tendance à accélérer les choses on prend plaisir à ne pas devoir attendre de suite. On peut regretter que la multitude de références plus ou moins visibles freine la lecture pour les non-initiés, néanmoins rien n’est réellement bloquant. On se demande toutefois comment Spielberg ré-arrangera tous les noms des oeuvres citées (et souvent utilisées). Un noeud d’ayant-droits que nous sommes curieux de voir résolu sur le grand écran.

3.5 / 5