Explorez les fonds marins en équipe avec Virtual Arctic Expedition

Explorez les fonds marins en équipe avec Virtual Arctic Expedition

En ce début d’année le Laval Virtual organisait avec Radio France une journée dédiée aux nouveaux usages de la réalité virtuelle « Médias immersifs : quelle prospective ? ». A cette occasion nous retrouvions l’équipe rennaise de Green Hill Studio, et leur expérience de plongée virtuelle au coeur des fonds marins, avec une vraie vision pédagogique et… d’équipe !

Green Hill Studio : l’expérience immersive made in Bretagne

Thomas Boggini (co-fondateur & CEO) – Green Hill Studio (GHS) est un studio rennais spécialisé en création d’expériences de réalité virtuelle multi-utilisateur. C’est un spin-off de l’Institut de Recherche Technologique b-com (http://www.b-com.com), GHS est issu de travaux en R&D sur l’acceptabilité sociale et l’acceptabilité psychologique de la réalité virtuelle.

GHS développe et édite Virtual Arctic Expedition (VAE), une expérience qui plonge simultanément jusqu’à 8 utilisateurs dans les fonds-marins arctiques. VAE immerge ses utilisateurs dans une histoire à travers le temps, dans le but de sensibiliser aux effets du changements climatiques dans les mers et les océans.

Proposer une expérience virtuelle, collaborative et pédagogique : Virtual Arctic Expedition

Thomas Boggini – Une première version de VAE a été développée en 2016 dans le cadre d’un projet de R&D mené à b-com. Il y avait 3 raisons à sa réalisation :

  • Cette immersion devait être un dispositif singulier pour mettre en avant l’ambition technologique du projet (d’où le choix d’un dispositif free-roaming et multi-utilisateur).
  • Elle devait servir de support aux expériences scientifiques (mesures objectives et subjectives de l’acceptabilité).
  • Enfin, elle devait aussi servir à évaluer l’appétence du public pour ce type d’ « attraction ».

Afin de valider ces objectifs, b-com s’est associé avec l’aquarium Océanopolis de Brest afin que VAE soit testé dans des conditions réelles, auprès des visiteurs du parc marin. Disons-le clairement, c’est aussi ce choix qui a orienté le type de contenu et le storytelling.

Des indicateurs très positifs ont rapidement été obtenus. Testée sur plus d’un millier de personnes à travers le monde (lors de l’expérience scientifique puis au gré des salons et des démonstrations publiques), VAE s’est révélée être une expérience très plaisante et un produit prometteur ! En effet, un marché d’accueil semblait se structurer au même moment : le LBE VR, et plus particulièrement le segment « éducation et culture ». C’est dès ces premiers constats qu’une idée de spin-off a émergé !

Imaginer l’interactivité et l’immersion.. au fond des océans

Thomas Boggini –Nous distinguons plusieurs niveaux d’immersion, chacun conduisant à un niveau d’impact/rétention différent :

  • La vidéo 360 (l’immersion sans l’interaction) est un bon vecteur de communication. Elle enveloppe l’utilisateur et l’amène à reproduire des mécanismes d’observation proches de ceux qu’il applique dans des situations réelles. Il y a moins de biais dans le processus d’apprentissage, il est alors plus facile de se souvenir et de retenir.
  • Quand l’utilisateur peut interagir, il devient acteur dans le contenu. Il ne s’agit plus de recevoir avec passivité. L’utilisateur met en œuvre des mécanismes cognitifs différents : il relie ce qu’il apprend à son expérience. Ainsi les effets de l’apprentissage persistent. Le processus est d’autant plus efficace si l’expérience est répétée. Je prends souvent comme référence le Cône de l’Apprentissage de Edgar Dale.

Cône de l’Apprentissage de Edgar Dale (source : Wikipedia)

Notre pari : être en présence d’autres personnes réelles dans un environnement virtuel interactif entraine un plus fort sentiment d’immersion, et par conséquence, un engagement plus fort de l’utilisateur dans le contenu. Dans un contexte pédagogique, nous sommes convaincus que cette situation de co-présence accentue considérablement les effets du learning by doing !

Accueil public & retour d’expérience

Thomas Boggini – Lors de nos expériences avec Océanopolis, nous avons mesuré un taux de satisfaction de 94% des utilisateurs (sur un échantillon de 235 visiteurs, 50% hommes – 50% femmes, 13 à 70 ans, distribution homogène des âgés, public non initié à la réalité virtuelle). En dehors de ce résultat, nous récoltons des avis positifs sur les salons et les démonstrations publiques. VAE est une expérience peu commune : elle allie le ludique à l’éducatif et elle parle d’écologie, un sujet universel qui ne laisse personne indifférent à notre époque. Ces éléments captent l’attention du public et ils contribuent à rendre l’expérience encore plus immersive !

Aucune suite n’est prévue à VAE à l’heure actuelle. Les idées pour d’autres contenus du même type ne manquent pas. D’autres projets sont même à l’étude : exploration de la barrière de corail et observation de son évolution au cours du temps, plongée à une échelle microscopique pour découvrir et faire comprendre le rôle des microbes, etc.

A suivre…

Thomas Boggini – Nous sommes aujourd’hui très occupés par le processus de commercialisation de VAE. Plusieurs installations sont en cours sur le territoire français. Des installations à l’étranger sont en discussion. Restez à l’écoute : @GHS_VR sur Twitter et Green Hill Studio sur LinkedIn.

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