Clash Royale : test, verdict, et rendez-vous dans 3 mois.

Clash Royale : test, verdict, et rendez-vous dans 3 mois.

Clash Royale est le nouveau filon qu’ont décidé d’exploiter ces renards de Supercell, déjà à l’origine de best-sellers sur mobile comme Boom Beach et Clash of Clans. Le filon sera-t-il une nouvelle mine d’or ? L’avenir (très précisément les 3 prochains mois) nous le dira, car on voit assez vite ce qui prend ou ne prend pas. Et Supercell joue un peu son va-tout : après Boom Beach l’entreprise a lancé deux autres jeux (Spooky Pop et Smash Land) qui ont finalement été annulés.

Mais pour autant, on ne change pas une recette qui gagne. Clash Royale est-il autre chose qu’un Boom Beach simplifié ? Remis au goût du jour ? Plus frustrant pour inciter à débloquer les bonus plus vite et donc —  attention préparez le tiroir-caisse — à favoriser les achats in-app ? La réponse est probablement oui.

Énième jeu de cartes rendu interactif et connecté, Clash Royale est donc une succession de petites batailles (de 3 minutes maximum) entre deux joueurs du monde entier. Vous êtes un joueur, vous avez vos cartes (qui sont des personnages, des sorts, des constructions, bref comme d’habitude) et vous allez devoir choisir et sortir les bonnes cartes au bon moment contre votre adversaire, qui est dans la même situation. Un peu de hasard, un peu des chance, et heureusement beaucoup plus de stratégie. Mais pas trop non plus, car les créateurs ont appris que lorsque c’est trop élaboré, on se retrouve avec des hardcore gamers en perdant le grand public. Et ça il ne faut pas, non non non, parce que le grand public il débourse souvent ses quelques euros. Et moins il y a de joueurs, moins le tiroir-caisse fait dring-dring.

L’appel à lâcher de la thune se fait donc par la frustration. En effet, pour progresser dans le jeu (pour faire de level-up) avoir plus de cartes, de nouveaux persos, sorts etc., il faut ouvrir des coffres. Les coffres, ce n’est vraiment pas compliqué à avoir : d’abord on en gagne un à chaque combat réussi, ensuite le jeu nous « offre » un coffre gratuit au bout de plusieurs heures, et un autre coffre débarque aussi (à un rythme moindre). Mais alors me direz-vous, d’où vient la frustration avec cette abondance de coffres ? Elle vient de deux aspects :

  1. vous n’avez que quatre emplacements pour stocker les coffres que vous gagnez (les coffres « gratuits » sont stockés à part). Donc si vous gagnez quatre batailles d’affilée, vous remplissez vos emplacements en 12 minutes. Hop.
  2. mais surtout, surtout, vous ne pouvez ouvrir qu’un coffre à la fois. Or, un coffre met au minimum 3 heures pour s’ouvrir. Vous voyez le genre ? Alors bien sûr, vous avez la possibilité de les ouvrir plus vite, en utilisant des gemmes. Et les gemmes, ça s’achète…

Verdict : Clash Royale ne passera sans doute pas l’été 2016

Clash Royale, c’est donc encore ça : acheter pour progresser plus vite, pour un gameplay des plus classiques. Néanmoins, ne jetons pas tout de suite la pierre (ou la lance), le jeu propose un peu de fraîcheur avec son système de clan (toujours très simple) où l’on peut donner et recevoir des cartes, ou son petit côté e-sport en proposant de regarder les combats les plus remarquables (ou de revoir les siens, mais c’est franchement moins intéressant). Pour le reste, sachant que tout l’enjeu de cette application est d’accrocher (de harponner ?) un maximum de casual-gamers pour les transformer en acheteurs, il n’est pas certain que dupliquer la même recette à l’infini soit la solution. Vous vous souvenez de Candy Crush ? Alors Supercell, prochain Zynga ou King ?

2.5 / 5