Toi qui vends du rêve, Grand Blanc à la Cigale

Toi qui vends du rêve, Grand Blanc à la Cigale

Grand Blanc débordait d'énergie et de générosité, 1h30 d'un set mêlant des morceaux choisis parmi leurs deux albums. Ils disposent désormais d'un beau catalogue de sons plutôt pop électro qui s'écartent parfois de la constructions classiques couplet/refrain pour aller vers des choses plus expérimentales à base de guitares saturées et de notes synthétiques.

« On veut du vent, on veut du rêve. Et quand on en a plus on se lève et on en rachète. A qui vend du rêve, à qui veut du rêve. Tu vends du rêve. C’est toi qui veux du rêve. Est-ce que tu vends du rêve » sont des paroles extraites de la chanson « Rêve BB rêve » de Grand Blanc. Avec ce quatuor originaire de Metz c’était déjà l’ « Amour Fou » et depuis leur concert à La Cigale de Paris c’est la passion. Ils ont clairement envoyé du rêve. Camille, Luc, Benoît et Vincent ont été brillants sur scène, tout de blanc vêtus avec un habillage de scène simple et efficace. Aucun artifice, aucun détail inutile. Des estrades ont été intelligemment disposées de sorte que l’on puisse voir chacun des membres du groupe depuis le fond de la salle, notamment le batteur. Ce concert à La Cigale était leur 2e concert parisien depuis la rentrée. Il faisait suite à la release party de leur 2e album Image au Mur au Badaboum le 17 septembre dernier.

Image au Mur est paru en septembre dernier donc. Un 2e album qui s’inscrit dans la droite lignée de Mémoires vives qui les a révélés en 2016. Grâce à leur premier opus ils ont été programmés dans tous les festivals de France, de Belgique, de Suisse et ont silloné des coins d’Europe au delà de notre douce France. Dernièrement ils ont assuré les premières partie d’Indochine sur leur tournée française. Une haute marche qu’ils ont montée avec succès et enthousiasme. Leur cold wave mélancolique et dansante a fait trembler les murs de la Cigale. Grand Blanc débordait d’énergie et de générosité, 1h30 d’un set mêlant des morceaux choisis parmi leurs deux albums. Ils disposent désormais d’un beau catalogue de sons plutôt pop électro qui s’écartent parfois de la constructions classiques couplet/refrain pour aller vers des choses plus expérimentales à base de guitares saturées et de notes synthétiques. Camille nous happe avec sa voix cristalline. Elle s’exécute aussi bien que sur le disque, avec les pas de danse en plus. Sa merveilleuse voix résonne lorsqu’elle interprète les titres « Isati », « Ailleurs ». Elle officie aussi bien aux claviers et à la guitare que derrière son micro. Luc donne aussi de la voix, et la sienne est puissante quand il interprète « Image au mur », « Belleville » et « Samedi la nuit » en guise de rappel. Un groupe à découvrir sur scène > Toutes les dates.

 

 

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