Rencontre avec Paul Popplewell, acteur dans JOURNEYMAN

Rencontre avec Paul Popplewell, acteur dans JOURNEYMAN

Lors du Dinard Film Festival en Septembre dernier, nous avons eu l’occasion de rencontrer Paul Popplewell, présent pour JOURNEYMAN de Paddy Considine, dans lequel il joue un ami du protagoniste. Malheureusement, cette interview a été réalisée en fin de session, spécialement programmée pour les journalistes. Cette courte interview aurait pu être plus longue, mais n’a duré même pas dix minutes.

Onlike : Que pensez-vous de Dinard et du festival ?
Paul Popplewell : J’aime beaucoup être ici. Je suis devenu représenter un film, il y a quelques années. C’était THE GOOB de Guy Myhill, qui a remporté le Hitchcock d’Or. Je n’étais pas sûr de venir, parce que j’avais d’autres obligations. J’ai envoyé un message à un ami qui était déjà venu ici. Et il m’a répondu : vas-y, c’était la meilleure semaine de ma vie. Donc je suis venu, et j’ai eu une semaine magnifique. Puis quand on m’a demandé de revenir, j’ai répondu oui aussitôt.

Comment avez-vous rejoins le projet du film ?
P.P. : J’aime beaucoup travailler avec Paddy [Considine, réalisateur et acteur principal du film]. Je le connais depuis 17 ou 18 ans. On a commencé à travailler ensemble dans un film intitulé 24 HOUR PARTY PEOPLE, qui était aussi sélectionné à Dinard je crois. On a donc une amitié de longue date. Et en 2006, lors d’un festival de musique, il m’a demandé si je voulais être dans son court-métrage DOG ALTOGETHER. J’ai dis oui. Et puis le court-métrage est devenu TYRANNOSAUR. Et maintenant il y a JOURNEYMAN.

Il semble créer une « famille artistique » autour de lui.
P.P. : Il rend tout si facile. Tout ce qui demande est de s’abandonner complètement, de simplement être soi, sur le plateau. Il ne cherche que le jeu de la vérité. Il respecte totalement ce que les autres proposent et créent, on a le sentiment d’avoir vraiment quelque chose à apporter. Ce sentiment d’être vraiment présent, d’avoir quelque chose à offrir, car l’absence de pression crée une forme de libération dans le jeu. Paddy [Considine] est un super réalisateur. Il comprend vraiment ce qu’endurent les acteur-rice-s. Et c’est intéressant de travailler avec lui en tant qu’acteur et en tant que réalisateur. Mais il rend cela facile. Il n’était pas sûr de prendre le rôle principal. Même un an avant de commencer le tournage, j’étais réuni avec lui et le producteur, on se posait la question si Paddy [Considine] pouvait le faire. Mais il a décidé d’essayer.

Ressentez-vous le film comme un conte familial, ou plutôt comme un drame intime ?
P.P. : Je pense que c’est plutôt une romance. Que ce soit au sein du couple, ou même dans la bromance avec les amis boxeurs. Mais davantage une histoire d’amour entre le protagoniste et sa femme. Je ne pense pas qu’elle veuille le quitter, mais elle ne peut s’y empêcher. Tout le monde est autour de lui quand il est champion, et tout le monde part quand c’est fini. Il n’y a plus que les miettes à ramasser. Il est un homme changé, sans que ce soit sa faute. Il est la réelle victime du film. Sa femme a tellement du mal à gérer, qu’elle part. Et non pas par manque d’amour. Et bien sûr, la romance a ses hauts et ses bas.

Il y a un vrai parcours pour le protagoniste, tout au long du film, entre sa femme et ses amis. Il y a quelque chose de très physique dans ce film.
P.P. : Oui, ses proches ne savent pas vraiment quoi faire. Et un très beau final avec les enfants. Je suis très fier de ce film. Je sais que Paddy [Considine] a des réserves sur le film. Mais je ne veux pas parler en son nom. Mais il a eu un entraînement intense avant le tournage, durant trois mois, avec des champions de la boxe et des nutritionnistes. Pour nous autres, le physique est surtout dans le processus de la réhabilitation. Il y a beaucoup de silences, de scènes non dialoguées, où l’action est importante.

Le combat n’est pas vraiment celui du sport. Où pensez-vous que le combat se situe ?
P.P. : Surement à propos de l’amour, et de retrouver sa vie. Ce n’est pas un film de boxe [j’acquiesce], mais le voyage de l’homme [référence au titre JOURNEYMAN] est un voyage pour retrouver sa personnalité.

Merci à Paul Popplewell et à l’équipe de Pierre Laporte Communication pour cette interview.

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