Mains Armées : rencontre avec l'équipe du film

Mains Armées : rencontre avec l’équipe du film

A l’occasion de la sortie en salles ce mercredi 11 Juillet du film MAIN ARMÉES, nous avons eu la chance de rencontrer Pierre Jolivet, son réalisateur, et les deux comédiens principaux, Roschdy Zem et Leïla Bekhti. Retour sur une discussion parlant de polar, de famille, d’influences et de… cinéma!

Car tout est histoire de famille dans ce film, où Leïla Bekhti incarne la fille de Roschdy Zem. Deux comédiens qui se sont rencontrés sur MAUVAISE FOI, le premier film en tant que réalisateur de Zem, où il donnait sa chance à Behkti. Depuis, les deux semblent se suivre de près, et les retrouvailles chez Pierre Jolivet n’étaient qu’évidence. Le réalisateur et son comédien principal ont déjà travaillés à cinq reprises ensemble, le hasard n’existe pas (même si initialement le nom du comédien principal n’était pas attaché au projet). Un rôle fort pour Behkti, qui pour l’occasion a travaillé son rôle et son attitude, rendant crédible pour les futurs spectateurs cette jeune flic un peu paumée. Quitte à croiser le temps d’un après midi de vrais policiers… Mais ne pas croiser son partenaire principal, le tournage s’étant divisé entre ses scènes à elle dans un premier temps, et celles de Zem. Entre échanges sur le film (elle a enchaîné depuis les rôles, sans vraiment de temps mort) et sur le genre, voir le mélange des genres, entre polar et l’aspect père/fille, la jeune actrice semble à l’aise et heureuse d’arriver là où on ne l’attend pas forcément.

 

Côté Roschdy Zem, c’est un rôle désormais conventionnel où on le retrouve. Enchaînant les rôles de policier (plutôt taciturne), le comédien n’évite pas la question des répétitions mais insiste sur l’originalité de chaque composition. Même s’il est vrai qu’il serait heureux de changer de style, si le bon projet se présentait… Sur MAINS ARMEES, il retrouve un de ses réalisateurs fétiches, où l’habitude de leur relation a rendu assez simple le travail ; le réalisateur laissait toute liberté à Roschdy Zem, sauf à le rattraper en cas de débordement artistique sur certaines scènes. Les différentes oppositions du film, entre le père et sa fille, entre les services de police, flirtaient avec des compositions très brutes, animales.

La vraie surprise du film, et les vraies questions reposaient sur Pierre Jolivet, un réalisateur du réalisme qui, bien que changeant régulièrement de fond, désirait se raccrocher à la réalité la plus directe pour explorer le polar. Son polar à lui, avec une originalité dans le scénario, qui alterne enquête policière et conflit familial, quitte à donner au deuxième point de vue la priorité au fur et à mesure du développement. En cela, MAINS ARMEES n’est pas ordinaire et prend des risques. Jolivet a collaboré avec un ancien « de la maison », un ancien policier pour asseoir le quotidien de ses personnages, leur manière de fonctionner et le jeu des différents services à l’écran. Cinéphile averti, tout comme Roschdy Zem, Pierre Jolivet a vu de nombreux films, mais sans désir de recopier inutilement les choses. Michael Mann ou Bertrand Tavernier, quelques grands noms se glissent dans la conversation… Petite confidence, son prochain film parlera du coach surfing!

Merci à Cinefriends pour l’invitation! (+ la fiche du film)

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