Les 4 Fantastiques

Les 4 Fantastiques

LES 4 FANTASTIQUES, vous connaissez. Les ultra-fans vous expliqueront les affres d’une production Corman jamais sortie en plein milieu des années 90, mais vous vous rappelez sans doute des deux films sortis en 2005 et 2007 avec Jessica Alba et Chris Evans (CAPTAIN AMERICA depuis). Alors voilà que le studio, bien décidé à avoir sa propre myriade de films, relancent l’équipe familiale de super-héros, pour augmenter son catalogue comportant déjà les X-MEN ou DEADPOOL venus du même label Marvel.

Et LES 4 FANTASTIQUES, ça n’est toujours pas ça. Si les deux premiers ne brillaient pas particulièrement, on pouvait imaginer qu’un jeune réalisateur (Josh Trank, remarqué pour CHRONICLE) et une approche plus sombre et réaliste devrait redonner un coup de fouet à l’ensemble. Manque de chance, c’est tout l’inverse. Problèmes de production, communication aléatoire (abandon de la 3D un mois avant la sortie, rumeurs de discorde…) et finalement peu de soutiens de la part du studio qui semble le sortir au coeur de l’été dans une relative discrétion : est-ce une franchise maudite ?

Si le postulat est légèrement remanié (les 5 aventuriers scientifiques, avec Doom, s’embarquent pour une dimension parallèle et non juste l’espace), rien ne change vraiment. La volonté de rajeunir l’ensemble livre finalement un scénario assez ubuesque où des génies enchaînent les décisions immédiates, dans une histoire qui semble alors accélérer pour livrer de l’action après un long démarrage pour tout ré-expliquer. Voilà Hollywood qui s’emmêle une nouvelle fois (pensons à THE AMAZING SPIDER-MAN…) pour tenter d’imposer une histoire déjà connue, une autre origin story d’une saga qui pourrait oser une vraie relecture, à l’image de X-MEN : FIRST CLASS. Peu de risques ici, et un résultat qui ne vaut que pour quelques images, et une ambition initiale massacrée par la machine de production.

2 / 5