King Kong

King Kong

Double critique que l’on ressort du placard! Une bonne et une mauvaise.

King Kong (2005) *** (par Mg)
Au vu du mythe, et de la grande bestione qui l’incarne, on ne peut qu’aimer King Kong. Tragédie moderne, aventure fantastique, et surtout une histoire merveilleuse pour le petit Peter Jackson.

Voulait-il nous éblouir de son adoration pour la peluche géante ? En tout cas le pari de Peter Jackson est réussi. Pas moins de 3 heures autour du King Kong, et l’on ressort la tête pleins de souvenirs de Skull Island et New York. L’action se déroule en pleine crise au début du siècle ; une équipe de tournage se rend sur une île mystérieuse, et y rencontre un gorille géant, qu’ils ramèneront à la civilisation pour le perdre corps et âme du haut d’un building.

Jackson assure. Le film est technologiquement une franche réussite, et il parvient à nous emmener là où il veut grâce à ses ordis. De Kong lui-même aux différentes créatures peuplant le film, l’illusion est parfaite. Seuls quelques plans trahissent le montage, mais que diantre, nous ne sommes pas ici pour pinailler. Le rêve à portée de main, il nous sert avec ça une très belle histoire, certes classique mais efficace ; l’actrice bouleversante (Naomi Watts, étincelante) éperdue du grand singe, le scénariste courageux (Adrien Brody, identique à lui-même), le réalisateur cupide (Jack Black, impressionnant), et tout cela poursuivi par une myriade de seconds rôles qui viennent tempérer les principaux (y a même le héros de « demain à la une » !!!).

L’équipe est donc formée, mais cela ne suffit pas. Si la sécurité existe depuis la réussite de la trilogie SDA, on l’attendait de pied ferme, le Jackson. Et le bilan final est mitigé… Oui, le film est excellent, le spectacle réussi. Le final nous émeut presque, si tant est qu’on est accroché au reste (ce qui est mon cas). Mais objectivement, son réalisateur imprégné de bon sentiments, a voulu trop en faire, et traine un peu le récit. Le début particulièrement tarde à installer le tout. Mais basta, cela permet à l’inverse de bien poser les personnages, et quelques situations comiques viennent émailler le récit. A trop vouloir en faire, Jackson s’est imposé trop de choses. King Kong est donc un très bon film, trop gourmand; ça aurait gagné à être plus dramatique sans doute..
Sans vouloir renier ses penchants naturels, King Kong version 2005 est donc le pur fruit de la passion de Peter Jackson. Ce qui fait qu’on aime, même si le résultat final est plus proche du film classique hollywoodien bien connu…


King Kong (par Kynerion)

Long et chiant, voilà le résultat de Peter Jackson aux commandes, voulant saupoudrer à la sauce SDA un grand classique. Ce qui me rassure c’est que même avec le battage publicitaire autour de la sortie DVD, le film ne suscite toujours pas d’engouement.

Long et chiant donc, malgré un bon casting, une interprétation sans faille mais une réalisation de balourd. Ne comptez pas être plongé dans le film pendant les 45 premières minutes, on ne commence à y croire que lorsque le bateau se retrouve dans le brouillard. Ensuite c’est une succession de scènes se voulant toutes plus impressionnantes les unes que les autres, un déballage qui au final nuit gravement à l’intérêt général du film. Cela traîne souvent en longueur, mais pire, des fois Peter Jackson prend d’énormes raccourcis quand ça l’arrange (comment a-t-on ramené King Kong à New-York une fois endormi, c’est-à-dire d’abord vers le bateau puis ensuite dans le théâtre? On ne le verra jamais). Rajoutez à cela des effets spéciaux parfois proches du risible (les humains coincés dans les pattes des dinosaures en fuite), et vous reprendrez bien un troisième café.

Très déçu par Peter Jackson, vraiment.

1 / 5