Rencontre avec le casting de WINTERLONG

Rencontre avec le casting de WINTERLONG

Dans le cadre du Festival du Film de Dinard, nous avons rencontré Harper Jackson et Carole Weyers pour le film WINTERLONG de David Jackson. Interview.

Nous avons eu le bonheur de rencontrer deux acteur-rice-s du film WINTERLONG de David Jackson, en compétition : Harper Jackson et Carole Weyers. Voici le résultat d’une interview en partie improvisée, car nous avons vu le film le matin même, donc encore tout chaud dans notre esprit.

Comment vivez-vous le Festival de Dinard ?
Carole Weyers : en parlant de Harper Jackson. Il adore être ici.
Harper Jackson : J’aime tellement être ici, je ne veux pas partir.
C.W. : Je crois qu’il adore énormément cela, et moi j’aime bien. Le décor est juste incroyable, c’est beau.
H.P. : Il suffit de voir la mer.
C.W. : Les spectateur-rice-s sont tellement enthousiastes à chaque film qu’ils/elles voient. Il ont aussi cet appétit à partager leur avis avec nous. C’est vraiment incroyable. Nous sommes vraiment chanceux d’être ici.

Comment avez-vous rejoint le projet du film WINTERLONG ?
C.W. : en s’adressant à Harper Jackson. Je parle en premier et après tu continues ?
H.P. : Okey.
C.W. : Je connaissais déjà le réalisateur David Jackson via un autre film, un court-métrage, que nous avons fait ensemble il y a quelques années. Il y a huit ans. Puis il a écrit ce film ci, avec Francis Magee et moi en tête, tout en gardant les prénoms Francis et Carole pour ses personnages. Quand il m’a fait lire le scénario, j’étais vraiment émue par la beauté, la richesse et la profondeur de la relation entre le père inconnu et son fils. Donc j’ai signé. (rires)
H.P. : Le réalisateur, David Jackson, est en fait mon père. Il a écrit le scénario il y a quelques années. Quand j’en ai entendu parlé, je me suis dis que ce serait bien. Et je lui ai proposé de jouer dans le film. Mais il n’était pas très sûr de m’engager au casting. Et pendant un bon moment, en plus. Puis j’ai finalement eu le rôle. Et j’étais du genre OUIII !! (tel un cri de rage). J’aime beaucoup le scénario. Je ne pouvais vraiment pas ne pas y participer.

Carole, vous chantez réellement dans le film ?
C.W. : Je chante, mais pas dans le film.
H.P. : Un peu.
C.W. : Il y a un peu de moi, mais on peut entendre la différence. Ou alors peut-être c’est parce que j’y suis hyper sensible. J’étais aux États-Unis au moment de la post-production, donc je n’ai pas eu la chance d’être présente au moment de l’enregistrement. C’est une superbe chanteuse basée à Hastings, je crois. C’est bien Hastings ?
H.P. : Oui, c’est ça.
C.W. : Elle a une incroyable voix. Elle m’a prêté sa voix pour le film.

Peut-on dire que le film est traversé par différentes ambiances, différents genres ? Comme la comédie, le thriller, la romance, etc.
C.W. : Je pense qu’il y a certainement beaucoup d’aspects romantiques dans le film. Et le thriller, oui bien sûr. Il y a ce qui se passe avec le personnage de Julian, et la façon dont ils gèrent la situation. Il y a quelques belles histoires d’amour. Oui, ça va d’un genre à un autre, mais sans perdre de cohérence. Parfois, les films sont trop à la recherche de leur genre, sans jamais vraiment être certain de vouloir y être. Alors qu’ici, je trouve que c’est très fluide et beau.
H.P. : Il y a plusieurs différentes parties dans le film, aussi bien angoissantes, que drôles, tristes. Mais il n’y a jamais de confusion, le film sait où il faut aller et quel genre il cherche à tel moment. Ca fonctionne tout simplement avec le récit. On ne pense jamais « tiens, ça devrait être drôle mais ce n’est pas drôle ». C’est toujours là où ça doit être. Parce que c’est juste la vie…

Les relations entre les personnages sont complexes.
H.P. : …exactement ! C’est une partie tellement complexe de la vie, qui comprend différents aspects.
C.W. : Exactement.

Comment avez-vous donc travaillé ces différents aspects du film via vos personnages ?
C.W. : (réfléchit) J’y vais ?
H.P. : Vas-y, vas-y.
C.W. : Je commence toujours la première. Comme je disais avant, c’est tellement fluide que je n’ai pas eu l’impression de devoir changer mon jeu pour le personnage. J’ai aussi eu l’impression qu’il y avait une ligne directrice tout au long du film. Comme dans la vie, il y a toujours ce moment où on va rire de soi-même, puis dans l’instant suivant on va pleurer parce que quelque chose va nous mettre en colère, nous rendre triste. C’est pourquoi je penses que le film ne se perd pas dans un genre. Le film suit vraiment la vie et ces moments exaltants qui font ressortir tellement d’émotions à un niveau intense. C’était joliment dit, non ?
(rires)
H.P. : Tout ce que je vais dire maintenant va être terrible.
(rires)
H.P. : Julian (son personnage) était très similaire de moi à ce moment là. Un jeune et vulnérable jeune homme, qui se sent perdu dans ce monde. C’est donc agréable d’avoir cela, qui m’a permis de me sentir très proche de lui. C’était enrichissant de pouvoir utiliser cette proximité, et ce que je ressentais pour lui, comme si on travaillait ensemble.

On manque de temps, donc c’est déjà la dernière question : que pensez-vous du cinéma français ?
H.P. : Je suis un grand fan ! Je n’en vois pas assez souvent, dans les salles britanniques. Mais dès que je peux, je m’assois et j’apprécie un film français. Des fois, je peux être un peu distrait avec les sous-titres, le temps de les lire et de regarder l’image. Mais dès que je peux, j’y vais, parce que c’est très beau.
C.W. : Je n’ai pas la chance de voir des films français autant que j’aimerai, également. Je vis à Los Angeles, et il y a très peu de films français diffusés là-bas. Donc c’est compliqué d’en trouver. Mais quand j’en trouve, c’est une immense joie, du baume au coeur.

 

Merci à Carole Weyers, Harper Jackson et l’équipe de Pierre Laporte Communication pour cette interview.

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