World War Z

World War Z

WORLD WAR Z est une adaptation attendue depuis fort longtemps d’un comics assez côté de Max Brooks. Produit par Brad Pitt lui-même, le film traite d’une invasion mondiale de zombies, thème très à la mode. Aucune raison de douter sur le papier, seulement voilà : des problèmes de production aux rumeurs les plus vives, le résultat ne semblait guère positif avant même la sortie prévue initialement fin 2012. De modifications de scénario en nouveaux tournages, l’avenir s’assombrissait quand au devenir de l’oeuvre portée par Marc Forster. Et contre toutes (nouvelles) attentes, ce dernier sauve les meubles.

Mix entre une suite plus rythmée d’un CONTAGION à la Soderbergh (le réalisme des situations sans l’analyse derrière), ou préquelle d’un 28 JOURS PLUS TARD, WORLD WAR Z raconte un monde secoué par une épidémie globale. Un mal qui transforme les gens en zombie en peu de temps, provoquant la chute de nos sociétés sans coup férir. Au milieu de tout cela, Brad (le héros) met sa famille à l’abri et pour mieux la protéger part à la recherche d’une solution. Thriller nerveux sur sa durée, WORLD WAR Z se découpe en plusieurs chapitres, selon les zones à explorer pour trouver un recours contre la pandémie. Forster et Pitt camouflent ainsi les difficultés de production du film, clairement découpé sommairement, certaines grandes parties ayant été coupées ou modifiées par les scénaristes successifs, offrant ainsi de réels changements de ton selon les moments. Sur deux heures de film, vous passerez ainsi d’une course poursuite contre une horde de zombies à un huis clos silencieux.

Si l’ensemble se révèle plutôt captivant, il faut en oublier les petits défauts. Forster choisit de mettre sur le côté les éléments trop extérieur au récit (la famille…) pour se concentrer sur une marche en avant vers une solution. On comprend les raisons qui poussent nos personnages à se bouger au maximum, il reste ensuite à dérouler le récit. Ce dernier se heurte aux aléas d’une ambition démesurée : une action sur 4 continents, 5 lieux minimum, des propositions différentes à chaque fois… Et pourtant, le fait de condenser tout cela et de ne rien laisser reposer permet d’apprécier le spectacle sans réellement souffler pendant 2 heures. Loin de la catastrophe qu’on aurait pu envisager, ce WORLD WAR Z est donc une des bonnes surprises de ce début d’été.

3.5 / 5

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