Veronica, une fiction d'horreur pas si éloignée du réel par Paco Plaza

Veronica, une fiction d'horreur pas si éloignée du réel par Paco Plaza

Le cinéma de genre espagnol est l’un des plus actifs d’Europe, et sans doute l’un des moins soutenus au fil du temps. Si on regarde ses nombreux succès nationaux, voir internationaux, il est encore incompréhensible (hors crise économique évidemment) qu’il ne soit pas plus structuré au fil du temps. Toujours est-il qu’il continue de nous abreuver chaque année en petite pépite horrifique, au potentiel un peu taré (merci Alex de la Iglesia), avec souvent un regard sur la société d’aujourd’hui… ou d’hier.

VERONICA, c’est le retour de Paco Plaza (co-réalisateur de la très efficace franchise REC) qui choisit de revoir l’histoire. Le récit qui nous est conté est effectivement une histoire fantastique inspirée de faits réels (du moins du rapport de police) qui se déroule comme la saga REC dans un quartier tranquille et dans un immeuble lambda aux côtés d’une adolescente faisant l’erreur de s’essayer au Ouija, ce tableau de communication avec les morts qui envoient les esprits vous hanter pour de bon. Cela a donné quelques films d’horreur à succès aux Etats-Unis : Plaza avait visiblement quelque chose à dire sur le sujet.

Ouija mon amour : plutôt que de foncer dans le film gore par excellence, VERONICA tourne autour du noyau familial du personnage central, et de la fratrie qu’elle doit protéger. Un enjeu qui accompagne tout le récit, et l’exploration de cet appartement qui va se transformer au fil des différentes apparitions (démoniaques, CQFD). Un récit sur le fil où la tension se cache dans les recoins : Plaza excelle à parsemer son récit de création horrifique premier degré qui ne dénature pas la volonté de coller avant tout aux personnages. Prenant.

3.5 / 5