V pour Vendetta

V pour Vendetta

« Souviens-toi, souviens-toi du 5 novembre… » le jour de la Révolution dans cette Angleterre du 21e siècle sous la dictature d’Adam Sutler (John Hurt) et son parti.

Cette Révolution, Evey Hammond (Natalie Portman) va la connaître et même la conduire, sous la direction de « V » (Hugo Weaving), son mystérieux sauveur masqué, victime à son époque d’un terrible programme et pour qui l’heure de la vengeance a désormais sonné…
Cependant, il n’est pas facile de mener à bien son dessein lorsque son visage est brûlé et défiguré et que le masque que l’on doit porter est reconnaissable et identifié comme terroriste par la télévision (évidemment contrôlée par Sutler).

V pour Vendetta possède de gros avantages. D’abord c’est un film d’action qui ne traîne pas pour mettre en place son histoire, et l’on peut donc pleinement profiter de ces 2h10 impeccablement exploitées. Ensuite et surtout, Andy et Larry Wachowski font de nouveau sensation dans ce qu’ils maîtrisent le mieux : l’univers visuel. Le film en met plein la vue et impressionne par son rendu esthétique irréprochable.

Seulement voilà, après quelques « whoah » d’émerveillement somme toute bien mérités devant ces images magnifiques, un gros défaut demeure cependant, c’est le scenario. On avait déjà à juste titre accusé leur Matrix de plagier plusieurs oeuvres précédentes, force est de constater encore une fois que les frères Wachowski ne font pas preuve d’une imagination scénaristique débordante. Il faut dire que V pour Vendetta est l’adaptation d’une bande dessinée de 1989. Cette histoire d’un tyran, d’une Révolution, d’un héros masqué (aucun reproche à faire sur le masque néanmoins, bien plus charismatique que celui des Scream), de la femme à qui l’on rase les cheveux, du passé sombre où se mêlent expériences scientifiques et mort prématurée des parents… c’est connu et reconnu. Par certains côtés le scenario se rapproche du 1984 de George Orwell (forcément, puisque c’est une référence), par d’autres on y verra du Equilibrium (aussi bien visuellement que scenaristiquement d’ailleurs). Pour finir, l’interprétation de Natalie Portman est assez inégale, contrairement à celle de Hugo Weaving qui nous livre une véritable performance d’acteur en réussissant à faire passer ses expressions derrière son masque ; impressionnant.

V pour Vendetta est donc un film à voir, pour son côté esthétique, ses scènes chorégraphiées, son univers visuel si personnel. Nul doute qu’il fera le bonheur de révolutionnaires en herbe.

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