Un début prometteur

Un début prometteur

Emma Luchini porte un nom connu, et ne mélangez pas tout, son père (Fabrice) est aussi dans UN DEBUT PROMETTEUR. Et pourtant la genèse du film n’est pas l’histoire de cette famille là mais celle de Nicolas Rey, auteur français dont un des romans sert de base à l’histoire racontée à l’écran.

Dans la peau d’un Nicolas Rey de fiction, on retrouve Manu Payet, bien loin de ses fantaisies habituelles. En pleine composition, prise de poids et air maussade à l’appui, le comédien passe un vrai cap dans cette comédie douce amère où un trio d’hommes (le père et ses deux fils) un peu paumés suit les pas d’une jeune femme irrésistible (Veerle Baetens, déjà lumineuse dans ALABAMA MONROE). Faux vaudeville, vrai road trip, UN DEBUT PROMETTEUR suit le quatuor principal dans une série de rencontres qui va petit à petit les changer.

Fortement centré sur ces comédiens, Emma Luchini prend visiblement plaisir à les confronter, les attirer pour mieux les filmer. Et on prend plaisir à les voir s’affronter verbalement, même si le film perd souvent en rythme entre deux scènes de rencontre. Loin des situations automatiques des grosses comédies françaises habituelles, UN DEBUT PROMETTEUR offre de jolis moments à la croisée des chemins pour ses personnages. On les suit avec plaisir se perdre quelques jours, loin d’un quotidien trop réel.

3 / 5

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