Triple Frontière : platitude en altitude pour Netflix

Triple Frontière : platitude en altitude pour Netflix

Ils sont cinq, ils sont pros (anciens des forces spéciales) et ils veulent changer leur quotidien une fois pour toutes en s’attaquant à un baron de la drogue sud-américain pour lui dérober ses millions. Des millions et des millions par millions. 🤑

Triple Frontière, c’est le film « avec un plan sûr » qui ne se passe pas comme prévu évidemment. On a l’habitude. Mais ce qui est nouveau, c’est l’affiche très alléchante proposée par Netflix : J.C. Chandor à la réalisation, l’expérimentée Kathryn Bigelow à la production, et surtout cette distribution exceptionnelle. Un quintuor Oscar Isaac – Ben Affleck – Charlie Hunnam – Garret Hedlund – Pedro Pascal à faire pâlir la hype d’Hollywood.

Sauf que voilà, Triple Frontière confirme surtout que l’enrobage ne suffit pas à faire un grand film. Voici une production extrêmement plate où le spectateur reste en surface. La faute notamment à des personnages lisses dont le travail de personnalité n’a pas été prioritaire. On assiste donc à leur préparation (et encore), leur coup, leur échappée… tout cela de manière très distante. On a presque plus d’empathie pour tout cet argent exposé devant les yeux, que pour nos héros aux prises avec leur butin.

Prévisible dans son imprévisibilité, Triple Frontière gâche les cartouches qui ont été mises dans son réservoir : scénario, décors, acteurs… tout ce qui pouvait impressionner avant visionnage donne un effet de soufflé qui retombe vite. Dans l’histoire comme dans le projet de Netflix on en ressort avec cette phrase : « Tout ça pour ça. »

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