The Tale of tales

The Tale of tales

Cannes 2015 / Sélection officielle / Compétition

Premier italien en lice, Matteo Garrone est aussi expérimenté que ses deux camarades. Le réalisateur de GOMORRA change de registre pour nous présenter 3 contes à la narration mêlée, tableau baroque visuellement magnifique qui se laisse admirer sans mal mais ne parvient pas à s’offrir de fin.

Un roi et son épouse cherchent à avoir un enfant, et doivent conclure un pacte avec le Diable pour y parvenir, engendrant des conséquences néfastes autour d’eux. Un autre roi coureur de jupons croit trouver le grand amour mais se fait piéger par deux sorcières. Un troisième enfin souhaite marier sa fille unique, mais s’y prend bien mal pour lui trouver le parfait mari. Trois histoires, et un univers unique, féérique qui se présente comme un livre dont on tourne les pages progressivement, s’arrêtant sur certains détails, décors ou personnages.

Si le fait de tenir trois histoires en simultanée à rapidement ses limites, Matteo Garrone semble se concentrer sur l’aspect graphique de ses contes, fourni et ciselé, où les costumes et décors prennent toute la place. On admire, on est admiratif, mais l’histoire se termine sans réellement offrir de fin (joyeuse ou non). La leçon semble donner, sans nous rassasier. Dommage car le cinéaste italien offre ici une suite de compositions travaillées, sans aller au bout de ses idées.

3.5 / 5

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