The Expatriate

The Expatriate

THE EXPATRIATE est l’archétype du direct-to-video qui a manqué sa carrière. Un réalisateur expérimenté mais expatrié aux Etats-Unis (ironie du sort, le film se tourne en Belgique – l’appel du Tax Shelter?), deux stars loin d’être moches, mais livrées dans un sous-produit de luxe, sorte de placebo filmé d’un JASON BOURNE lui-même en baisse de forme.

A la base, c’est le même principe mais inversé. Un super agent, décrit plutôt comme assassin pour la CIA mais gentil père de famille, Double Face à bien changé, qui se trouve un petit job dans un coin d’Europe pour élever sa fille, et se retrouve un beau matin au milieu… de rien. Envolé la société, bienvenue les mystérieux tueurs à sa solde. Seul rescapé d’un effacement de mémoire collective (peu de doute sur sa propre lucidité, comme Liam Neeson dans SANS IDENTITE), Aaron Eckhart court droit devant avec sa gamine pour sauver leur peau. Dans un coin, Olga Kurylenko se cure les ongles.

Oui, passé l’effet de surprise (un film en vidéo peut parfois contenir plus de qualités qu’un film mis sur grand écran au détriment du spectateur), THE EXPATRIATE délivre une formule classique mais bien enveloppée. Ne cherchant pas à dépasser son statut d’outsider, le produit final vaut un certain coup d’œil. Un film honnête sur ses capacités qui nous laisse profiter d’un Eckhart encore trop rare sur nos écrans.

2.5 / 5