The Company Men

The Company Men

La crise. Devenu sujet récurrent de la presse, la crise s’invite au cinéma notamment par le biais de The Company Men. Un film terriblement humain bien qu’un peu manichéen, entre l’entreprise sans coeur qui ne recule devant rien pour satisfaire ses actionnaires, et les employés mis à la rue et plongés subitement dans l’enfer du chômage. Parmi eux, l’un des premiers licenciés, Bobby Walker (Ben Affleck), confiant au départ, mais peu et peu détruit par l’arrêt de ses indemnités, l’impossibilité de retrouver un travail (d’abord à sa mesure, puis n’importe quel job ensuite), la déception suscitée dans son entourage, et l’espoir qui s’en va. Il lui faudra tout le soutien indéfectible de sa femme pour garder la tête hors de l’eau.

On retrouve également Tommy Lee Jones, excellent dans le rôle du numéro 2 de la boîte, meilleur ami du président, et pourtant lui aussi licencié sans état d’âme (mais à la tête d’un joli capital en actions, ce qui le met à l’abri). The Company Men nous montre l’humain partout où il se trouve, entre ceux qui s’accrochent et ceux qui malheureusement n’en ont pas la force. On aimerait tant que The Company Men soit une fiction. Mais finalement, ce qui dérange le plus dans le film, c’est bien son réalisme.

4 / 5

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