Supercondriaque

Supercondriaque

Dany Boon passe derrière la caméra pour la quatrième fois, après La Maison du bonheur, Bienvenue chez les Ch’tis et Rien à déclarer. Ici, on quitte le Nord pour une histoire qui pourrait surprendre.

Romain Faudert est photographe pour un dictionnaire médical sur internet. Mais il est aussi hypocondriaque et célibataire. Son unique ami, si l’on peut l’appeler ainsi, est son médecin traitant, Dimitri. Ce dernier pense que la solution aux nombreux problèmes de Romain serait une rencontre. Il va tout faire pour l’aider à trouver la femme de sa vie, mais cela ne va pas être de tout repos.

Commençons par parler du casting. Dany Boon nous fait un show burlesque, usant du comique de geste, mais à la fin du film on finit par en être épuisé. Alors que Kad Merad, faiblard dans nombreux de ces derniers films, retrouve un très bon niveau jeu. C’est d’ailleurs lui qui est souvent à l’origine des scènes les plus drôles, parce que oui avouons-le, j’ai ri et même plusieurs fois.

Si vous avez déjà vu quelques spectacles de Dany Boon, vous savez que le sujet de l’hypocondrie lui est cher. Mais à ce sujet prévisible, il ajoute plusieurs éléments surprenants à son film : il utilise avec beaucoup d’amusement l’internet et le film se termine sur une note d’action qu’on ne voit pas venir.

En revanche, le scénario présente une fin très prévisible, les personnages ne sont pas fouillés, la première partie présente des longueurs et le générique de début, même s’il est astucieux, est aussi anxiogène.

Dans le florilège de comédies françaises qui sort cet hiver, le nouveau film de Dany Boon réussit à tirer son épingle du jeu grâce à quelques scènes vraiment drôles et un rythme mieux travaillé qu’ailleurs. Pas de révolution du genre, pas de grande audace, pas de grosse déception non plus, on en sort simplement guilleret.

 

2.5 / 5

🎙 C'est nouveau et c'est beau : le podcast d'Onlike donne la parole aux artistes et artisans qui font l'actualité de la musique en France et à l'international. Cliquez ici