Spotlight

Spotlight

Le cinéma américain ne cesse jamais d’explorer son histoire (récente) et ses figures historiques. Véritable vivier de grandes et petites tragédies, l’actualité du pays offre toujours de passionnantes tragédies ou comédies. Avec SPOTLIGHT, c’est une déconstruction minutieuse du mythe de l’Eglise Catholique qui s’offre à nous.

Alors que plusieurs cas de pédophilie liés à un prêtre de Boston sont découverts, l’équipe de Spotlight, l’unité d’investigation longue durée du Boston Globe, commence à creuser pour découvrir plus qu’un cas isolé : une multitude de cas soigneusement dissimulé par l’Eglise. Avec le récent THE BIG SHORT, les Etats-Unis levaient le voile sur l’avant crise économique, nous expliquant le silence gênée des institutions et banques face aux cris d’alarmes de quelques analystes. SPOTLIGHT opère le même raisonnement en suivant ces journalistes mis devant l’impensable : une implication des cadres de l’Eglise pour cacher les centaines de cas de pédophilie recensé au niveau local. Face aux poids de l’Eglise, les paroissiens se taisent, les autorités font semblant de ne rien voir.

L’affaire est saisissante, le constat terrible. SPOTLIGHT est un vrai film d’investigation qui ne révolutionne pas le genre, mais raconte son histoire de manière très efficace. Avec un casting investi (Mark Ruffalo au premier plan), on suit sans hésiter leur enquête, palpitante et sans grands effets, dans les rues de Boston. On en ressort comme eux, abasourdis et inquiets. En deux films, on a donc sapé les fondamentaux que sont l’économie et la religion. Que reste t-il ?

4 / 5