Retreat

Retreat

Retreat se veut être un huis-clos psychologique où la tension monte entre un couple venu se couper du monde sur une île déserte, et un soldat blessé qui débarque en leur annonçant qu’un virus mortel a décimé toute la population extérieure et qu’ils doivent se protéger.

Sans moyen de vérifier, le couple — comme le spectateur — se retrouve seul face à ces affirmations, puisque le contact radio que l’île entretenait avec le continent, a été rompu. Inutile de préciser que les téléphones mobiles ne captent pas, évidemment.

Le film nous présente donc plusieurs hypothèses parfaitement plausibles : le soldat ment ; le soldat a raison ; il y a un virus ; le virus n’est pas mortel ; il n’y a pas de virus. Et on attend. On attend 1h20 (heureusement ce n’est pas très long) pour savoir laquelle de ces affirmations est la bonne, parce que de toute façon le scénario va continuer d’avancer sans rien laisser paraître de la vérité. C’est donc très facile de faire un film comme Retreat, et c’est bien là le problème. On nous pose une devinette au début. On nous donne la réponse à la fin. Il n’y a aucun intérêt entre les deux moments. L’idéal aurait été de continuer le film après avoir révélé la vérité (en plus, il y avait le temps) mais non. Un beau gâchis.

1 / 5