Resident Evil : Afterlife

Resident Evil : Afterlife

Paul W.S. Anderson n’a pas honte, et tant mieux pour lui. Avec Resident Evil : Afterlife, il nous sert une overdose d’effets spéciaux, d’explosions et de bullet-time, jusqu’à l’écoeurement (d’où l’overdose en fait). Sauf qu’il ne restait apparemment plus assez de budget pour le combat avec Wesker (qui au passage, dans la vraie mythologie de la saga, est mort bien avant et pas du tout dans les mêmes circonstances). La franchise Resident Evil aime donc souffrir au cinéma, et ce rapport sado-masochiste aboutit à des films de plus en plus déconnectés de l’univers du jeu vidéo, où l’on se résume à du Umbrella Corporation en méchante société à l’origine des zombies (et autres dérivés) et une poignée de survivants humains menés tambours battants par la toujours fraîche Alice incarnée par Milla Jovovich.

Dans Resident Evil : Afterlife on retrouve en outre Ali Larter en Claire Redfield, mais aussi son frère Chris, joué par Wentworth « Prison Break » Miller que l’on découvre d’abord dans le film en… prisonnier cherchant à s’échapper ! Mais les références (pour être gentil) ne s’arrêtent pas là, entre Matrix, The Walking Dead ou même Avatar (pour les témoignages vidéo d’Alice face à la caméra) le film exploite un maximum de ficelles connues. Ce qui lui enlèvera finalement tout intérêt, sauf chez les fans de zombies qui ne crachent jamais sur un petit moment divertissant avec des morts-vivants. Pour couronner le tout, Resident Evil : Afterlife est en plus un film sans fin, qui bombarde l’annonce d’une suite de manière fracassante sans prendre le temps de clôturer ce volet. Une aberration ; mais on n’était plus à ça près…

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