Night moves

Night moves

Kelly Reichardt est a priori une cinéaste rare. Ses derniers films ont été applaudis par la critique, et le public. Avec NIGHT MOVES (titre similaire à un vieux long métrage avec Gene Hackman), on plonge dans le thriller écolo-terroriste, à l’instar du récent THE EAST. Sauf qu’à trop forcer l’attente, le film s’enfonce inexorablement dans les néants d’une réflexion sans fin.

Quand un trio d’écologistes convaincus décident de passer à l’action, cela ne se fait pas sans dommage collatéral… Suivant trois terroristes verts, NIGHT MOVES est très convaincant avec une première partie de préparation, des plans longs et calculés sur l’évolution de cette étrange affaire et la personnalité mystérieuse de nos trois personnages principaux. Mais c’est ensuite que le film se perd, dans les méandres de sa propre introspection. On déroule de longues scènes, silencieuses et posées, autour du malaise engendré par les conséquences de leur acte.

En soi, NIGHT MOVES a toutes les qualités pour intéresser : des têtes connues, une mise en scène maîtrisée (bien qu’un peu triste) et une réflexion moderne. Avec deux expressions faciales pour Jesse Eisenberg (coincé dans son rôle de SOCIAL NETWORK), et un réel problème pour clôturer l’ensemble, Kelly Reichardt rate la dernière marche. On reste en situation d’attente au milieu d’un récit évitant toute accélération (même la scène spectaculaire par excellence est absente). Une semi déception au final.

2 / 5

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