Les combattants

Les combattants

Le cinéma français (toujours lui) s’efforce de trouver un nouveau souffle. Un renouveau entre comédies (trop) populaires et obscurs films d’auteurs. Et tout en démontrant les qualités d’un cinéma de caractère, LES COMBATTANTS parvient à nous prouver deux choses : on peut encore trouver la flamme de la création dans nos belles régions, et on peut mettre en avant ses intentions sans trop en faire. Ce que l’on voit de temps à autre, notamment l’an passé avec LES APACHES.

Il y a quelque chose de particulier à regarder LES COMBATTANTS. Comme une envie de survivre au milieu du bataillon des jeunes pousses débarquant sur grand écran. Confrontant l’innocence de la jeunesse à la menace d’une fin du monde fantasmée (l’influence de TAKE SHELTER se ressent), LES COMBATTANTS nous place directement dans un registre décalé où deux adolescents (formidables Adèle Haenel et Kevin Azaïs) se rencontrent et se rapprochent autour d’un stage militaire où ils souhaitent développer leur capacité de survie. Absurde ou réaliste, selon les moments, peu importe : le film avance et on entre dans leur univers.

Dès lors, ce qui compte, c’est la survie. Et leur histoire. Après une introduction somme toute classique, Thomas Cailley nous embarque pour son premier film dans une odyssée courageuse qui n’a pas peur de sortir des réflexes classiques du jeune cinéma français. Loin des villes, loin du confort quotidien, LES COMBATTANTS se prépare à la fin du monde. Ou son renouveau.

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