Des lendemains qui chantent

Des lendemains qui chantent

Un peu de nostalgie : replongez vous dans vos jeunes années, celles qui vous ont donné les bases de qui vous êtes. Quitte à avoir connu une (r)évolution ensuite. Pour Jean et Olivier, deux frères de Saint-Etienne, ce sont les idéaux qui les ont amenés à la victoire de Mitterrand en 1981. Et les mèneront jusqu’au soir du premier tour de 2002, avec 20 ans en forme de parenthèse où nous emmènent DES LENDEMAINS QUI CHANTENT avec le tumulte de ces années-là, entre économie, politique et média.

Comédie douce amère, le premier film de Nicolas Castro lorgne franchement du côté humain des choses, ne cherchant pas à analyser trop profondément l’aspect politique (la politique se retrouvant souvent mixée depuis quelques temps au cinéma ; UNE AFFAIRE D’ETAT, LE NOM DES GENS, LA BATAILLE DE SOLFERINO…). Voilà donc les deux frangins se suivant et se déchirant sur fond de bouleversement politique, qu’ils y prennent part ou non. Jonglant avec les personnalités de ces moments-là, Castro ne vise personne mais parvient à retranscrire une atmosphère de ces décennies perdues, autour de la figure d’un Mitterrand souverain.

Et voilà une jolie surprise de film nostalgique, qui revient sur les bases de notre société française sans trop en faire, et sans trop vouloir s’imposer. Une aventure à trois visages, mené par Pio Marmaï, Gaspard Proust et un Ramzy Bedia loin de ses facéties habituelles. A leurs côtés, Laetitia Casta en enarque politicienne ne démérite pas, et on a regret de les quitter sur une défaite. En espérant voir, de nouveau, le cinéma français explorer l’Histoire avec autant de simplicité.

3.5 / 5

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