Le Policier

Le Policier

L’idée de multiplier les points de vue sur le conflit israélo-palestinien favorise le débat, mais pas forcément la pertinence de tous les points. En tentant d’analyser le malaise intérieur de la société israélienne, LE POLICIER hésite entre un officier du GIGN local et des anarchistes amateurs. Au final, une absence de repères réels qui ne font pas avancer l’histoire.

Sur deux heures, LE POLICIER nous décrit le quotidien qui s’apprête à changer d’un officier des forces de l’ordre, engagé dans la lutte contre le terrorisme alors que sa femme va bientôt mettre au monde leur enfant. Le temps est donc au bonheur et à la réflexion. Voilà notre policier, un israélien avec un peu de pouvoir, charmeur et viril, dans ses petites habitudes, qui voit sa vie changer. Sans doute une parabole du reste, mais ça n’est pas très clair… De l’autre côté, une bande de jeunes anarchistes décident de passer à l’action pour se faire connaître, mais sans réellement estimer le danger ni organiser leur coup. Enlevant deux grands patrons d’entreprise lors d’un mariage, ils se cachent au sous-sol en attendant la police. Un « coup » qui respire l’amateurisme et se finira forcément dans le sang sans réellement apporter grand chose…

LE POLICIER ne semble pas aller au fond des choses, et décrit surtout le malaise d’une société où chacun vit sans réellement de réflexion, installé confortablement malgré quelques dangers limités. Un mal être invisible, sournois, qui ressort de temps à autre pour bousculer le tranquille quotidien de tous. Même si l’ensemble manque de consistance, le message passe. Le film, sans doute un peu long, plus difficilement.

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