Jack Reacher

Jack Reacher

On ne pourra nier à Christopher McQuarrie (scénariste renommé, mais déjà réalisateur de Way of the Gun en 2000) de vouloir copier à l’ambiance des films policiers nerveux et racés des années 80. Si le marketing du film ne nous avait pas vendu de l’action et des phrases chocs toutes les deux secondes, non sans dévoiler à 200% les deux séquences réellement fortes du film, on aurait pu être surpris. En lieu et place, nous voilà avec un film porté par et pour Tom Cruise, sorte de bande démo pas dégueulasse mais un poil longue dans ses tentatives d’adapter à plat l’œuvre littéraire d’origine.

Jack Reacher, c’est avant tout un héros de littérature, policier militaire revenu au civil, et donc désormais en roue libre pour résoudre certaines énigmes avec toutes les libertés et compétences qu’il le souhaite. Ici, l’accusation contre un sniper supposé avoir abattu cinq personnes au hasard. Rapidement, notre Jack/Tom international devient la cible d’une conspiration locale, où la figure du méchant incarné par Werner Herzog compte son intérêt sur quelques doigts (private joke – voir le film pour comprendre), et le déroulé de l’histoire pose le récit en une multitude de scènes dialoguées comblant le manque d’action pendant la première heure.

Non pas que l’ensemble soit fondamentalement mauvais si on sait à quoi s’attendre, un policier qui prend le temps de s’installer pour un Tom Cruise en total maîtrise de son film (malgré tout), mais on ressort quand même avec l’impression d’avoir assisté à un crossover entre CSI et NCIS. Rien de bien excitant pour ce qui pourrait ressembler au lancement d’une nouvelle franchise pour son acteur-producteur, qui peut livrer des films solides mais manquant un peu d’âme.

2 / 5

🎙 C'est nouveau et c'est beau : le podcast d'Onlike donne la parole aux artistes et artisans qui font l'actualité de la musique en France et à l'international. Cliquez ici