Infinitely Polar Bear

Infinitely Polar Bear

Il est souvent complexe d’aborder un problème réel tout en conservant une légèreté de ton. C’est ce qu’arrive à faire INFINITELY POLAR BEAR, film sur la dépression et les comportements bipolaires, parvenant à maintenir le sourire des spectateurs face à un Mark Ruffalo perdu dans ses propres tourments.

Hulk ne frappe plus. Père et mari heureux, Cameron Stuart parvient à reprendre le dessus sur sa maladie jusqu’au moment où sa femme décide de reprendre ses études, le laissant gérer seul leurs deux filles. C’est en partie autobiographique de la part de la réalisatrice Maya Forbes, c’est en tout cas un film loin des clichés du genre, laissant une place à des personnages colorés, pleins d’espoirs, qui ne se laissent pas abattre.

On a tout vu sur la dépression côté cinéma, et INFINITELY POLAR BEAR propose plutôt de parler d’espoir et de vie à long terme. N’excluant pas la réalité (notamment dans les rapports entre Ruffalo et sa femme, Zoe Saldana), Maya Forbes construit un récit avec sa logique, ses obligations et ses libertés. Où comment proposer une cohabitation entre toutes ces énergies pour mieux leur construire un avenir.

3.5 / 5

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