Ida

Ida

Avec sa bande annonce hypnotique, Ida m’a donné envie . Je ne connaissais pas le travail du réalisateur, le Polonais Pawel Pawlikowski, mais les images tellement belles ont su me convaincre à sa première vision.

Dans les années 60, en Pologne, Ida est sur le point de prononcer ses voeux pour devenir nonne. Quelques jours avant cela, elle part à la rencontre de sa tante, la seule famille dont l’orpheline ait connaissance. Mais cette dernière lui révèle un secret qui va profondément l’affecter.

Alors oui, les images sont belles. Le cadre sublime nous montre des personnages figés dans leur posture et rappelle l’omniprésence du sujet religieux. La lumière douce et âpre à la fois, le format et le noir et blanc épuré restituent bien une époque lointaine.

Mais le film est glacé et emprunt d’une telle solitude que l’on s’y écarte. De cette froideur ne se dégage que trop peu d’émotion alors que le sujet laissait présager des larmes, une forte tension ou au moins de la tendresse. Finalement les personnages restent trop loin du spectateur, sauf peut-être la tante, que l’on sent vulnérable et forte en même temps. L’actrice qui campe Ida ne m’a pas convaincue. Lors de l’annonce du secret, elle reste de marbre, aucune expression sur son visage, c’était perturbant.

Alors que j’y allais avec enthousiasme, c’est déçue que je sors d’Ida. Et pourtant, j’avais envie de l’aimer ce film !

2.5 / 5