Hard Day

Hard Day

Le dynamisme du cinéma asiatique offre très régulièrement de belles pépites qui atteignent péniblement les salles françaises. Question de visibilité, de choix, il faut lutter pour découvrir d’autres cinémas. Largement accessible, le sud-coréen HARD DAY sera sur les écrans début Janvier, et il mériterait que vous lui fassiez un bel accueil.

HARD DAY, c’est à mi-chemin entre du Fred Cavayé (pour le rythme haletant) et une comédie américaine, pour vous donner des repères. L’histoire d’un flic coréen (du Sud) qui n’a pas la journée parfaite : en plein enterrement de sa mère, le voilà confronté à une enquête de service, à un accident où il percute en voiture un passant… Un vrai mauvais réveil, renforcé par un maître chanteur mystérieux. La suite suit ses tentatives de tout concilier, réparer, tenter de ne pas couler durant ces quelques heures qui lui veulent du mal.

Et le résultat final est très réjouissant. Véritable pépite d’humour (un gros second degré), HARD DAY s’offre comme un vrai spectacle et une fuite en avant, tentant de jongler avec l’ensemble de ces soucis. Créatif visuellement, Kim Seong-hun ne laisse jamais reposer l’intrigue, offrant une réalisation dynamique et quelques surprises au gré de cet enchaînement de malchances qui n’en oublient pas d’être visuelles. Une vraie formule explosive pour la nouvelle année.

4 / 5