Gangs of New-York

Gangs of New-York

En 1846, une lutte pour le contrôle de New-York (et surtout de son quartier pauvre Five Points) se déroule entre les « Native » (natifs) américains et les immigrants irlandais, les « Dead Rabbits » (lapins morts). Bill « Le Boucher » Cutting (Daniel Day-Lewis), le leader des Native, élimine son adversaire irlandais, le Père Vallon (Liam Neeson). Ce dernier laisse un jeune fils, Amsterdam (Leonardo Di Caprio), exilé en maison de correction, qui revient seize ans plus tard pour venger la mort de son père en tuant Bill Le Boucher devenu l’un des caids de la ville.

Alors oui, Martin Scorsese signe un grand film avec une distribution irréprochable. Une guerre des gangs sans merci et une histoire de vengeance touchante car le retour d’Amsterdam ne sera pas aussi simple qu’il l’avait prévu. Sur fond d’élections municipales et de conscription pour la guerre de sécession où les irlandais à peine débarqués sont enrôlés pour le massacre, la trame est complexe.

Pour autant fallait-il en faire un film de 2h50 ? La réponse est négative. Le film souffre de longueurs inutiles, de passages trop explicatifs loin d’être nécessaires à la compréhension de l’histoire. Daniel Day-Lewis est impressionnant, Leonardo Di Caprio gagne en charisme et Cameron Diaz brille dans un rôle beaucoup plus sérieux que d’habitude.

Un grand film certes, qui n’arrête pas de surprendre ses spectateurs en ne suivant pas les clichés d’une histoire de lutte et de vengeance classique, mais qui est artificiellement rallongé, ce qui lui nuit terriblement.

4 / 5

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