G.I. Joe : Conspiration

G.I. Joe : Conspiration

Dans la succession de suites, de prequels et d’adaptations qu’Hollywood semble enchaîner sans trop s’inquiéter de l’artistique (tant que le porte monnaie se remplit), offrir un deuxième opus au film G.I. JOE relevait d’une certaine forme de folie. Un mirage cinématographique récompensé par quelques soucis de production qui laissait espérer l’inévitable : nous faisions face à une nouvelle purge.

Et nous avions raison. Ou pas. Ou peut-être. G.I. JOE : CONSPIRATION relève du pur fantasme américain. Un film atteignant les limites de l’insupportable et en même temps du magnifique dans une nouvelle fournée d’action à tout va, d’absurdités et d’incompréhension. Un blockbuster sans complexes qui offre leur dose aux fans. Un deuxième opus plus concret et plus moderne que le précédent, qui envoie du lourd et de la dimension. Bref, une réelle surprise qui laisse perplexe. Comment fondamentalement détester ce film et éprouver un réel plaisir de spectateur devant la succession sans répit d’action et de catch-phrases ?

Si on vous recommandera foncièrement G.I. JOE : CONSPIRATION, ce sera aussi pour une direction artistique beaucoup plus tenue que le précédent, pour une bande de comédiens se faisant plaisir (The Rock s’éclate, Bruce Willis cachetonne, Ray Park saute…), pour enfin une absence totale de raison ou de pensée. Dans la lignée des films à gros muscles (et gros guns) distribués récemment, entre vrai plaisir coupable et haute technicité, voilà une suite qui vaut le détour.

3 / 5

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