Ex Machina

Ex Machina

Quand on s’appelle Alex Garland (auteur à l’origine de LA PLAGE puis scénariste reconnu de 28 JOURS PLUS TARDDREDD), faire son premier film derrière la caméra ne doit pas être un grand problème. Du côté technique en tout cas, car Garland choisi de s’attaquer sur le fond à de la vraie science-fiction, celle reposant sur 3 acteurs perdus au milieu de nulle part, pour mieux jouer sur les nuances ensuite. Un pari réussi.

C’est l’histoire d’un jeune programmateur informatique talentueux qui gagne la possibilité de pouvoir rencontrer son patron, un génie vivant en ermite et cachant un secret qui pourrait changer le monde. Ce secret, on le découvre très vite, c’est l’intelligence artificielle sous forme féminine, celle d’un androïde particulièrement séduisant. A l’image, Domhnall Gleeson et Oscar Isaac échangent (avant STAR WARS VII où ils se retrouveront) philosophie et informatique, face à Alicia Vikander, jeune star en devenir.

EX MACHINA propose un dispositif simple et finalement très mélancolique, où des questions simples, concrètes, semblent englober le sort du monde. De la science-fiction pure, sans grand effet mais un soin particulier apporté à la réalisation. Minimaliste, le film semble être le parfait exemple d’un premier film solide sur ce qu’il véhicule (et dans les décors, vfx…), cherchant à ne pas trop multiplier les scènes pour ne pas se tromper.

Seuls les derniers instants démontre une autre ambition, et bouleverse la simplicité du récit. On aurait aimé conserver plus de mystères, mais Garland un peu trop gourmand souhaite visiblement ouvrir son récit. Dommage, dernière fausse note pour un film simple mais surprenant, vivier de jeunes talents en devenir.

3.5 / 5