Everest

Everest

Il a trouvé le bon filon, Baltasar (Kormákur – réalisateur), en alternant productions hollywoodiennes musclées (CONTREBANDE, 2 GUNS) et des retours à la maison, en Islande, pour des histoires de plein air (ou mer, comme SURVIVRE). Artisan solide, il développe sa passion des grands espaces à l’autre bout du monde pour une histoire vraie  et vertigineuse sur le toit du monde. Ou comment l’exploitation commerciale du mont Everest accélère la tragédie qui s’y est déroulée au milieu des années 90, et reste à ce jour l’un des jours les plus sombres de l’alpinisme.

Casting de masse et musclé (Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh BrolinKeira Knightley, Robin Wright, Emily Watson… et d’autres), EVEREST joue la carte de l’hyper réalisme pour nous raconter l’ascension d’une équipe de gentils randonneurs expérimentés, conduits par l’une des agences qui organise l’accès au sommet de la plus haute montagne existante, entre paliers d’acclimatation et obstacles naturels. Pour le coup, saluons la 3D (post-produite) qui appuie bien les sensations lors de la grimpe.

Appuyant son film d’effets efficaces (la plupart du tournage s’étant fait en conditions naturelles, mais plus bas), Kormákur parvient à restituer les enjeux d’une telle équipée, sans mettre de côté les dangers inhérents à ce domaine et leurs conséquences tragiques. Film abrupt, EVEREST vous conduira en hauteur sur deux heures très sportives, et un final terrible (on s’en doute rapidement). N’évitant pas l’aspect lacrymal des dernières minutes, le film termine sur une note finale moins bien maîtrisée mais n’enlève en rien l’intérêt de découvrir une réalité vécue par de nombreux sportifs : atteindre le toit du monde, quoiqu’il en coûte.

3.5 / 5

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