Démineurs

Démineurs

« La guerre est une drogue ». Voici la phrase que l’on retient en ouverture du Démineurs, et qui prend son sens durant tout le film, qui raconte le quotidien d’une unité postée en Irak, confrontée au terrorisme local, avec ses bombes disséminées et dissimulées dans tous les endroits possibles.

Démineurs est un film de stress. Normal quand il s’agit de bombes. Le principe est évidemment de jouer sur la tension entre le moment de la découverte du danger, et l’explosion (qui ne survient pas toujours). On aurait pu se lasser, mais Kathryn Bigelow rythme suffisamment son film pour éviter les redites. En témoigne par exemple une scène d’affrontement dans le désert avec les insurgés, où la chaleur et la fatigue s’invitent comme ennemis, tout autant que les armes adverses.

Démineurs, c’est enfin le film d’un personnage : le sergent William James, celui qui enfile la lourde combinaison pour aller au contact des engins explosifs et tenter de les désamorcer à temps. C’est finalement son histoire, qui intéresse tout autant le spectateur que ses camarades de l’armée, qui est peu à peu dévoilée.

3.5 / 5