Crazy, Stupid, Love

Crazy, Stupid, Love

Encore une comédie romantique à l’américaine? Pas tout à fait. Pourtant les indices sont là ; une belle troupe de comédiens, une communication mettant en avant l’amour (joie, bonheur des foyers..) et surtout les histoires autour, des couples potentiels, d’autres moins, des jeunes, des vieux. Un film avec plusieurs générations, entre les jeunes aux sms, et les plus anciens au bouquet de fleurs. Mais surtout, un film qui tente d’esquiver les poncifs du genre en donnant la part belle à ses comédiens.

Crazy-Stupid-Love ne déroge pas à un certain classisisme ; ne vous attendez pas à de grandes surprises de la part d’un script concentré sur le couple. Celui qui a 25 ans de mariage et s’ennuie, celui qui se créé et joue un peu, celui qui n’existe pas et se cherche.. On retrouve ici un Steve Carell décidément des plus séduisants en quadra perdu (un peu en continuité de ses rôles au cinéma, en un peu plus sérieux que 40 Ans Toujours Puceau mais sans enlever une certaine tendresse) face à une Julianne Moore radieuse. A côté, la star montante Emma Stone ne s’ennuie pas face à un Ryan Gosling au charisme affolant. Autour d’eux traîne une douzaine de seconds rôles pour mieux combler (Marisa Tomei!), mais ces quatre là font le jeu, quasiment familial, de l’histoire. Les rebondissements, là aussi des plus conventionnels, ne servent qu’à créer un peu de suspens autour de leurs histoires (croisées), nonobstant un twist où on se laisse piéger sans trop de problèmes.

La vraie force du film est réellement le casting, qui laisse la part belle aux hommes, et nous offre de nombreuses scènes entre l’acteur Carell et l’homme de l’année, Ryan Gosling, parfaitement à l’aise ici (avec une année 2011 aussi remplie…). Les deux s’amusent visiblement beaucoup, et joue la carte de l’apprentissage. La mission? Redonner au personnage de Carell son « mojo » après 25 ans de mariage terne. Ce que l’histoire ne dit, mais laisse deviner, c’est un grand sentiment de solitude, l’effleurement de quelques idées qui creusent les personnages (l’absence d’un père..). Crazy, Stupid, Love n’est sans doute qu’une comédie comme une autre, mais bénéficie d’un traitement particulier, et d’un regard très tendre sur le couple, non sans une bonne humeur ambiante.

3 / 5

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