Cartel

Cartel

La qualité d’un film ne se mesure plus aux noms en haut de l’affiche. Si Ridley Scott sait rassembler, son dernier film en date souffre de nombreuses brèches pour convaincre. Au-delà de la plastique globale (le casting), c’est bien son scénario et l’ambiance générale, bénéficiant de l’aide directe de Cormac McCarthy (à l’origine de LA ROUTE ou NO COUNTRY FOR OLD MEN), qui se révèle des plus nébuleux. Ou comment perdre le spectateur au milieu d’un amas de talents.

Fassbender est avocat (le « Counselor » du titre d’origine), Bardem et Pitt des hommes d’affaires aux origines douteuses, et tout le monde baigne dans l’apparence, le sexe et l’argent sale du cartel proche. Evidemment, on ne réussit pas dans la vie sans prendre de risques, et on peut déjà vous dire que le film tournera autour des conséquences à entrer dans le jeu des trafics de drogue. Une explication bienheureuse face aux dialogues pompeux et au scénario en forme de puzzle mélangé qui attend le néophyte.

Bref, Scott cherche à faire son film de trafiquants à la frontière mexicaine en confrontant une bande de gars qui ont la vie facile, qui va déraper très vite. Dans la lignée d’un BREAKING BAD en plus professionnel, le camion transportant la drogue se retrouve au centre d’un règlement de comptes qui va déraper. Rien d’original, mais un découpage et une once de mystère apportée par McCarthy qui finit par nous perdre. Heureusement dans tout ça, on incruste des scènes inutilement déconnectées à Londres et Amsterdam, histoire de jouer le thriller international (et dépayser un peu). Non, franchement peu inspiré, Ridley Scott n’a d’autre choix que noyer son casting 5 étoiles (Pitt, Fassbender, Bardem, Diaz et Cruz, excusez du peu) au milieu du désert mexicain, sans trop d’idées derrière.

1.5 / 5

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