Blood Father, encore le retour d'un Mel Gibson énervé

Blood Father, encore le retour d'un Mel Gibson énervé

Après UN MOMENT D’EGAREMENT (presque sans jeux de mots), Jean-François Richet remet le couvert côté film de genre avec un survival en plein désert où « Mad » Mel Gibson part à la rescousse de sa fille unique (la plutôt mignonne Erin Moriarty). Au programme, quelques flingues, des sicarios et des trafics en tous genres.

Jouant forcément un mec un peu trop violent, retiré des voitures après sa sortie de prison, un brin caractériel mais sobre, Gibson fait le boulot quand il s’agit de sauver sa gamine de bandits qui lui courent après. Et Richet aussi, mine de rien, délivre bien, s’évertuant à faire au mieux avec un budget minimum. On savoure donc ces 88 minutes de cavalcades dans le désert comme un spectacle sans grands effets qui propose quelques scènes sympathiques (pour qui aime les histoires de flingues).

Mais si Mel Gibson est en passe de devenir le nouveau justicier de quartier, son statut ne fait pas tout. Et surtout pas un scénario qui, après une ouverture qui avance efficacement, fait du surplace pour entretenir les discussions entre papa et fille, histoire de drainer un peu d’émotions dans cet univers de bottes et de sang. Peu d’effusions d’hémoglobines, beaucoup de voyage pour une histoire à plusieurs rebondissements finalement assez inutiles.

2.5 / 5

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