Babysitting

Babysitting

On est un peu gêné à la sortie de BABYSITTING. Difficile d’y voir quelque chose de personnel, mais voilà un film respirant la bêtise, ce qui le rend sympathique à bien des égards (après tout, certains Michael Youn ont réussi de jolies prouesses dans le genre… à certains moments), mais de l’autre côté il faut se rendre à l’évidence : voilà une succession de sketches télévisuels qui ne trouvent guère leur place sur grand écran. Bon, ok, faire du karting dans le bois de Boulogne, c’est rigolo.

Non dénué de séquences « chocs », BABYSITTING est pourtant une comédie tout ce qu’il y a de plus familial. Enfin, familial… pour adolescents, au moins. Le héros, artiste refoulé, accepte malgré tout quand son patron lui propose de garder son fiston pour partir en weekend. Oui mais c’est sans compter les amis du jeune homme, bien décidé à lui fêter son anniversaire surprise. Home invasion festive, alcools et strip teaseuse en option, cette comédie tente de recopier un modèle américain qui avait fonctionné, mais échoue à vitaminer l’ensemble. Enchaînant alors les sketchs dans une forme de course poursuite nocturne, BABYSITTING termine son petit bonhomme de chemin, n’amenant pas grand chose à son moulin mais proposant une (petite) galerie de situations (trop peu) cocasses.

Alors oui, ça reste le niveau 0 d’un cinéma français surfant sur un format pseudo-télévisuel (d’ailleurs les acteurs sont pour la plupart reconnus pour des séries ou webtv à succès ; Alice David, le Palmashow…), mais Philippe Lacheau et ses amis se présentent sympathiquement devant nous pour un premier film, faisant l’effort de faire les pitres sans trop de honte (ou pas). Bon, le reste on oublie en espérant qu’ils sauront construire quelque chose de plus adapté pour la salle une prochaine fois. On retient juste les trop rares séquences survoltées (le reste hésitant entre faux délire ou vrai fiction), notamment ce fameux karting à la Mario que n’aurait pas renié Rémi Gaillard. Tiens, et son film à lui ?

1.5 / 5