An

An

Cannes 2015 / Sélection Officielle / Un Certain Regard

Le cinéma japonais, un art sensible du quotidien. A travers des situations de vie anecdotiques, les réalisateurs (et réalisatrices) nippons font souvent des prouesses, faisant ressortir des émotions sans artifices aucun. C’est le cas de ce AN, de Naomi Kawase, une habituée de la Croisette tout comme Hirokazu Kore-Eda, également en Sélection cette année.

Kawase propose ici un postulat simple : la rencontre d’un vendeur de dorayakis, des patisseries japonaises fourrées aux haricots rouges : les fameux « an ». Préparez vous : le film donne faim ! A travers une simple histoire de transmission, de générations japonaises et d’histoire, Kawase réalise la prouesse de partir d’un élément simple pour raconter la vie. Ce vendeur de dorayakis et la vieille femme qui va lui faire reprendre goût à son métier, et retrouver une direction de vie, parle bien plus dans les non-dits.

Sublime dans ses images et sa finesse de ton, AN souffre toutefois d’un dernier tiers bien moribond, ne parvenant pas à conclure son histoire sans trop en faire. On s’ennuie fermement sur les dernières minutes, ce qui est dommage au regard de la sensibilité mise en avant, qui méritait de conserver toute notre attention jusqu’à la fin.

3.5 / 5
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