A good year

A good year

Un rayon de soleil provencal pour un weekend bien terne… Quand Ridley Scott décide de s’octroyer des vacances dans le sud de la France entre deux grosses productions, il met tout en oeuvre pour une comédie romantique musclée, rappelant tous ses amis, y compris Russel Crowe. Invasion américaine en cours…

Il faut amener les choses ; orphelin de naissance, élevé par son oncle et désormais grand financier londonien, Max est rappelé sur les terres de son enfance pour s’occuper de l’héritage. Sur place il retrouve une propriété laissée à l’abandon, quelques français de souche et… de nouveaux défis? Histoire romantique à souhait, avec déjà la très courtisée Marion Cottilard, cette Bonne Année américaine n’est pas franchement déplaisante même si Scott ne parvient pas à retrouver toute la finesse de ses récits plus.. sportifs. Théâtre à quelques personnages (rajoutez le jardinier français, notre Didier Bourdon national, et une cousine américaine, la très jolie Abbie Cornish), c’est du sous (-sous) Pagnol que nous fait Scott, sur une adaptation d’un best seller, où les fantasmes du bon vin et de la femme française se posent sans souci. Image d’Epinal certes, bien manoeuvré par un cinéaste loin d’être maladroit, sans forcément être le spécialiste de cette catégorie.

Dans tout ça, si le ton mièvre et la lumière saturée ne vous dérange pas, le moment est plutôt agréable. Certes loin d’être original ni percutant, mais le tout est un mélange de romance (un peu maladroit) et d’humour grand public (version 20h50). Sans surprises aucune, ni réellement de prétention, le tout est un mélange de clichés, focalisé sur un américain à Paris (ou dans le sud de la France), sorte de GI Joe au milieu d’un magasin de porcelaine. Allez, A Good Year n’est pas une totale réussite mais ne sombre pas dans les tréfonds du genre. Encore que, on se demande si Ridley s’en est remis…

1.5 / 5