A genoux les gars, virée trouble pour sens en éveil

A genoux les gars, virée trouble pour sens en éveil

Cannes 2018 – Un Certain Regard

On ne sait si Abdellatif Kechiche inspire, ou s’inscrit dans un courant, mais le cinéma d’Antoine Desrosières ne se situe pas loin de l’homme à la Palme d’Or 2013. Dans A GENOUX LES GARS il dresse un portrait très direct d’une jeunesse sexuellement et sentimentalement directe, souvent trash et parfois simpliste.

A GENOUX LES GARS est un dialogue à quatre, et souvent à deux : deux dans un couple garçon/fille, deux dans les amitiés entre garçons et entre filles. Toute la dynamique interne de ce groupe bien vivant se joue sur les relations, et leur obsession pour les questions sexuelles. Qui couche avec qui, qui veut faire quoi à qui… C’est naturaliste dans l’âme, sans grand effet pour mieux laisser les jeunes comédiens s’interpeller sur ce sujet. Version light d’un Kechiche, vision réelle d’une problématique sociale (la place de la femme, les relations adolescentes…) ou proposition trop simpliste et parfois provocante, A GENOUX LES GARS fait sourire et intéresse par son naturel désarmant. Quitte à pardonner quelques maladresses.

Alors oui, c’est maladroit et la présence du réalisateur se fait invisible, dans des situations faisant ressentir l’improvisation ou des situations minimalistes. Mais c’est peut être en amenant le débat qu’A GENOUX LES GARS ouvre des possibilités de discussion. Et à se poser à côté de ces jeunes gens finalement assez perdus, non sans humour, nous interroge sur nos propres actions.

4 / 5

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